Radar mobile embarqué

C’est la bonne nouvelle du jour ! Les nouveaux radars embarqués entrent en fonction ce vendredi 15 mars 2013. La vingtaine de premiers radars RMNG sont donc sur nos routes depuis ce mation. Si l’on en croit les informations du ministère de l’intérieur, ces radars embarqués dissimulés derrière les plaques d’immatriculation des voitures banalisées se destinent essentiellement à la chasses aux grands excès de vitesse et toujours selon le ministère, ils ne seront déployés que dans des endroits où l’on relève régulièrement des grandes vitesses.

Dans ces nouveaux RMNG, l’antenne radar, cachée derrière la plaque d’immatriculation relève l’excès de vitesse, puis  un flash invisible se déclenche et automatiquement la vitesse apparaît sur l’écran des policiers ou des gendarmes qui sont à bord du véhicule de la maréchaussée qui maraude sur les routes, autoroutes, départementales ou ventre ville.. en fait partout ! Ces radars de nouvelle génération sont affectés aussi bien en zone Police qu’en zone Gendarmerie.
Ces nouveaux radars discrets ont été homologués le 18 février dernier par le Laboratoire national d’essais. Et s’il a fallu un mois avant leur mise en service c’est que les véhicules équipés ont fait l’objet d’ajustements et de réglages techniques nécessaires. Ce nouveau RMNG va remplacer les 300 radars mobiles d’ancienne génération, utilisés depuis les années 2004-2005. Aussi durant les trois prochaines années, ces 300 radars d’ancienne génération  seront remplacés, à raison de 100 par an sans compter les dotations « normales ».

La marge d’erreur de ce nouveau radar est plus importante que sur les radars « standards » et seuls les grands excès de vitesse seront véritablement sanctionnés. Ainsi sur une autoroute limitée à 130 km/h, un automobiliste qui roule à 138 km/h ne sera pas sanctionné car la vitesse retenue (138 km/moins 10 % = 124 km/h) c’est dire assez nettement en dessous de la vitesse autorisée. Mais le même automobiliste controlé à 146 km/h sera verbalisé avec une vitesse retenue de 131 km/h puisqu’on part sur la base de 146 km/h moins 10 % = 131 km/h. Si on applique cette nouvelle tolérance, en ville les conducteurs seront flashés dès 61 km/h et sur route nationale ou départementale c’est à partir de 102 km/h que l’in sera verbalisable. Vous voilà donc prévenus et il va désormais falloir guetter les autos « banales » avec du passagers et un ou deux écrans sur la planche de bord. Je vous rappelle aussi que ces autos peuvent vous flasher aussi bien par l’avant que par l’arrière ! Sachez que durant le printemps, ces radars embarqués ne sanctionneront que les voitures qui doublent la voiture de Police ou de Gendarmerie, par contre dès l’été, ce sera une autre affaire…
Pour votre information, voici les premiers départements concernés par cette livraison de radars mobiles discrets :

Paris, Somme, Oise, Loiret, Ille-et-Vilaine, Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Rhône, Nord, Moselle, Loire-Atlantique, Gironde, Calvados, Pyrénées-Orientales, Vaucluse, Loir-et-Cher, Alpes-Maritimes, Essonne

Ce jour Chantal Perrichon a réagit très favorablement à cette mise en service et elle salue cette nouvelle technologie qui  aidera par la crainte et la répression, partout et à tout moment, les automobilistes à respecter les limitations de vitesse. La présidente de la LCVR laisse aussi clairement entendre qu’elle est favorable à un accroissement rapide de ce type de dispositif.
Du coté de 40 millions d’automobilistes, le scepticisme est de rigueur car on fait valoir que cette technologie ouvre la voie à la contestation. Ainsi si le conducteur n’est pas formellement identifié le propriétaire paiera l’amende mais il n’y aura pas de retrait de points sur le permis de conduire. Ce nouveau radar est donc finalement un outil supplémentaire de ponction dans le budget des automobilistes.

Via AP.
Crédit photo : S.Lartigue pour Sud Ouest.