Décidément tout ce qui gravite ou tout ce qui a gravité autour de General Motors fait l’objet d’un long feuilleton aux multiples épisodes. C’est exactement ce qui se passe dans le cadre de l’actuel partenariat financiaro-industriel GM-PSA, à chaque jour son information, sa restructuration, sa fermeture d’usine ou son annonce pas officielle mais presque. Ce jeudi 10 mai 2012 ne déroge pas à la règle avec de nouveaux éléments à porter au dossier.

Nous commencerons par les éléments communs aux deux constructeurs. Frédéric Saint Geours l’a annoncé ce mercredi dans un entretien donné au journal italien Le Corriere della Sera. PSA et GM ne veulent en aucun cas des produits « low cost » dans leurs gammes respectives. Le directeur des marques du groupe PSA de poursuivre :  » Nous voulons continuer à améliorer la qualité des gammes de nos marques. Il ne serait donc pas cohérent de lancer des produits low-cost ». F. Saint-Geours va plus en avant en expliquant que les premiers modèles développés en commun prendront la route dès l’année 2016 et il y aura 5 modèles :

une voiture du segment B /une voiture du segment C / une voiture du segment D / un monospace / un Crossover ou SUV

Dès 2017 devraient arriver d’autres modèles et notamment des voitures à faible taux d’émission de CO2. Du coté des sites français de PSA, Frédéric Saint Geours a bien confirmé que le groupe cherchait une solution viable pour deux sites dont nous avons déjà parlé, Aulnay sous Bois et Rennes la Janais. Les syndicats peuvent donc craindre à juste titre la fermeture de ces deux grosses usines et le directeur des marque de continuer en ajoutant :  » Nous avons confirmé qu’il y a bien une surcapacité de production, il faut agir (…) Nous prendrons des décisions, je ne dis pas lesquelles pour l’instant, mais nous les prendrons au bon moment pour le groupe PSA ». Voilà qui ne présage rien de bon pour les deux usines dans les deux prochaines années.

Du coté GM, l’info du jour nous vient d’Alsace et plus exactement de l’usine de boites de vitesse de Strasbourg. GM se préparerait à vendre cette usine. Elle emploie 1000 salariés et GM l’a racheté pour un euro symbolique il y a un petit peu plus de 2 ans en imposant des contraintes salariales et horaires importantes aux mille personne qui font fonctionner le site industriel. On apprend que la vente de ce site entre dans le cadre de la réduction du nombre d’usines en Europe. On découvre tout de même que ce site a produit plus de 280.000 boites de vitesse en 2011 et il a gagné quelques 30 millions d’euros en 2010 puis 40 millions en 2011 ! Enfin, GM s’est attaché les services d’une banque conseil pour faire l’évaluation du site et voir si il faut vendre ou réaffecté le lieu industriel.

Via Corriere della Sera, BFM, Challenges.