En marge des essais du millésime 2019 du Maserati Levante, nous avons eu la chance de passer quelques heures sur le fameux Festival Of Speed qui a lieu chaque année au début de l’été, sur le prestigieux domaine de Lord March (à qui j’ai même serré la louche) à Goodwood, à quelques miles seulement de l’usine Rolls Royce. Avec un temps plutôt compté sur place, j’ai concentré mes prises de vues sur les nouveautés de ces dernières semaines, la parade Porsche et le paddock supercars. Petite sélection en images de celles qui ont su attirer mon attention.

Aston Martin : Sûrement le constructeur le plus présent lors de cette session “First Glance & Supercars Shoot out”. La DBS Superlegerra faisait l’une de ses premières apparitions dynamiques tandis que la présence de la Cygnet V8, oeuvre du département Q amusait l’ensemble du public notamment à travers ses mouvements de caisse aléatoires.

B.A.C. : le petit constructeur anglais a dévoilé il y a près d’une dizaine d’années une monoplace aux performances stratosphériques, la Mono. Pour rappel, elle est équipée d’un 4 cylindres atmosphérique de 2.5 L développé par Cosworth et produisant un peu plus de 300 ch pour un poids de 580 kg à vide. Une véritable machine à sensations qui continue d’émerveiller et hante d’ailleurs certains de mes rêves…

Bentley : la nouvelle Continental GT trustait évidemment le haut du tableau pour le constructeur de Crewe, avec un pilote qui se donnait à coeur joie de montrer les qualités dynamiques du paquebot. Burns et glissades intempestives étaient au programme.

Ferrari : avalanche de nouveautés et présence affirmée pour la firme de Maranello. 488 Pista Piloti Ferrari, FXX, FXX K, LaFerrari Aperta, Portofino, GTC4 Lusso et 812 Superfast au programme. Sûrement les plus bruyantes du plateau pour la plus grande joie du public anglais, amateur averti de cavalerie italienne.

Ford : une présence très remarquée avec la Ford GT d’une part, mais surtout la nouvelle édition limitée “Bullit” de la Mustang en hommage à la star mécanique du film que l’on ne vous présente plus. La voiture originale du tournage était d’ailleurs de la partie pour former sans aucun doute LE duo du festival.

Koenigsegg : le constructeur suédois mettait à l’honneur l’Agera RS N et la Regera dans une superbe configuration au goût typiquement “british”. Rappelons quelques chiffres clefs pour la Regera : V8 de 5.0L, deux turbos + un moteur électrique, 1521 ch et 2170 Nm de couple maxi. Il n’y a presque qu’à Goodwood où ces chiffres ne semblent pas hors du commun.

Lamborghini : Point de nouveauté pour le constructeur italien qui surf sur le succès de l’Huracan Performante (le parking Performance en était rempli), mais une présence remarquée avec entre autre la Centenario.

Land Rover : dans le registre des SUV qui ont une certaine légitimité, on aimerait voir plus souvent des créations telles que celle-ci. Land Rover place son V8 maison dans le Defender pour fêter dignement la fin d’une carrière légendaire. 150 exemplaires vont être produits.

Lexus : vous me pardonnerez sûrement de ne pas m’être attardé sur le nouveau NX au profit d’un de mes rêves automobiles, la LFA. Le V10 envoute le public à travers sa sonorité si particulière et procure toujours l’effet escompté.

Lotus : malgré l’anniversaire très médiatisé de Porsche, Lotus aussi fêtait ses 70 ans à travers la révélation de deux éditions spéciales de l’Exige Sport 430 aux couleurs de deux F1 historiques : la Type 49 (dont la livrée est reprise en photo) et la Type 72 (noir et or).

Maserati : notre hôte du week-end et partenaire de l’événement dévoilait la version GTS du Levante, dont nous avons essayé le millésime 2019 et dont vous aurez le droit très rapidement à un article essai. Le Levante assoie sa position dans la catégorie des super SUV grâce à une déclinaison du V8 déjà aperçu sur le Trofeo à New York. Baroud d’honneur pour les GranTurismo et GranCabrio dont la production a été arrêtée fin mai dernier.

McLaren : l’expérimentale Senna faisait elle aussi l’une de ses premières apparitions dynamiques lors d’un événement. La 600 LT nous gratifiait de son doux parfum de gomme brulée et la P1 GT ajoutait une touche d’élégance face à cette déferlante d’ailerons en tous genres.

Mercedes : le conducteur du Classe G 63 AMG donna dans l’originalité et décida d’emprunter dès que possible l’herbe avoisinante plutôt que le tracé bitumée de la course de côte.

Nissan : première apparition publique pour la Nissan GT-R 50 développée en partenariat avec le studio Italdesign. La rumeur laisse supposer une production en petite série.

Pagani : la Zonda ne semble jamais vouloir prendre sa retraite, à l’image de la version Barchetta au style toujours plus osé et conduite par Horacio Pagani himself. La Huayra Roadster accompagnait sa devancière dans sa superbe teinte blanc nacré.

Polestar : Première présentation dynamique également pour la Polestar 1, qui arborait curieusement un camouflage alors que le modèle est connu de tous depuis plusieurs mois.

Porsche : Sans aucun doute LE constructeur à ne pas manquer du week-end. Outre la GT2 RS (sur trois roues !) et la 991 Speedster, la 991 RSR GT Pro gagnante au Mans ainsi que la 919 détentrice du record du Nurburgring et de Spa Francorchamps furent accompagnées de dizaines de modèles historiques pour fêter dignement les 70 ans d’une marque devenue légende.

Toyota : sûrement l’une des nouveautés les plus attendues du festival, mais qui laisse un peu sur sa faim, le camouflage ne laissant toujours pas apercevoir les lignes définitives de la tant attendue Supra MkV.

W Motors Lykan Hypersport : supercar méconnue du grand public qui est toutefois sortie de l’ombre notamment grâce à la saga Fast and Furious, la Lykan Hypersport étant l’objet d’un vol plané entre deux immeubles à Dubaï.

Je ne pouvais pas clôturer cet article sans une petite sélection des bolides éparpillés sur le “parking Performance” et autres expos, une des attractions traditionnelles de ce Festival of Speed et surtout peu avare en couleurs, si chères à nos amis d’outre-Manche. Un lieu où avoir une Huracan Performante devient d’une banalité déconcertante.

Un immense merci à Maserati et à Angélique pour cette expérience inoubliable !

Crédits Photos  : Ancelin Schoenhentz