En cette fin de semaine pluvieuse, un détour par l’Italie sera nécessaire pour garder la pêche, des cabriolets sera aussi de la partie ( sans Seter Sellers !) et des artisans au mains expertes nous redonnerons l’envie de reprendre le travail dès ce lundi qui ouvre la première semaine de l’automne. Ferrari, Bandini, Targa, Fleetwood, Bunnies, outils, sellier, CS et Panhard sont les mots qui nous accompagneront ce dimanche soir.

Qui a dit que la DS4 n’était pas une grosse voiture… surtout si on la compare à cette barquette Bandini Siluro de 1947 à moteur Fiat 1100 DOHC de 65 ch pour 460 kg grâce à une carrosserie en alu et un chassis ne pesant que 23 kg !

Vous aimez les Lancia découvrables, il y a la Beta Spider ou cette belle Aurelia Découvrable de 1950, à moins que votre truc ce ne soit la Flavia 2012 ! 😀

 

On annonce chez Porsche le retour du Targa mais cela sera t-il à la façon 997 ou à la façon originelle. les porschistes espèrent tous un retour à la version initiale avec toit en dur amovible mais qu’en sera t-il du coté de Zuffenhausen ? Simple toit coulissant en verre ou Targa façon 911 Modèle 1966.

 

363.000$ pour une superbe Cad’ Fleetwood Coupé Convertible à moteur V16 de 1930 lors de la vente aux enchères qui avait lieu à Auburn dans l’Indiana il y a 15 jours. Les américaines des années 27-40 ne sont pas à négliger en collection face au européennes de la même période. A cette même vente d’Auburn, une Duesenberg J-356 Derham Tourster a atteint 880.000$, pas mal pour une ancienne !

 

Même si elle est très belle, cette Panhard PL17 bicolore à moteur “Tigre” bicylindre 850 cm3 de 50 ch SAE fut une voiture assez courante en France dans les années 50-60 mais outre la belle restauration de celle ci, il est rare d’en découvrir une dans une concours d’élégance, qui plus est aux USA !

 

On parle peu d’eux, ils sont aussi très discrets, ce sont les artisans qui façonnent et finissent certaines des belles voitures de la production mondiale. Ebénistes ou marquettistes, vernisseurs, polisseurs, drapiers, garnisseurs, maitres accousticiens ou selliers. On les retrouve avec bonheur et durant des décennies dans les plus belles autos qui circulent sur la planète comme ici chez Rolls Royce.

 

La retraite active de Sir Stirling Moss ( ce week end à Goodwood Revival )…

 

Retour en Italie avec cette superbe Ferrari 375 America Coupé Special bicolore de 1955 qui fut construit à la demande de Gianni Agnelli. Toute l’élégance italienne qui est bien loin des Ferrari habillées de jean ou des Jeep en livrées camouflage de Lapo Elkann.

Alors qu’à Francfort Ford présente l’Evos qui préfigure le future berline familiale de la marque, voici celle qui était son haut de gamme, ici dans une rare version break V6 2.8 L Ghia au début des années 80, la fameuse Ford Granada. Une auto qui permettait à ceux qui le pouvaient ou le voulaient de délaisser le fameux pont arrière rigide des Taunus. Un collector pour notre ami Gilles car une telle auto dans les rues de Monaco, ça devrait le faire et ça ce remarquera il y en aura une soit bien moins que de Ferrari, Mercedes ou Rolls Royce.Des boiseries, un volant en cuir, un compte tours, du velours ou du cuir, des JAlu en 15 pouces et un radiocassette Blaupunkt, de quoi être le roi du pétrole…pour nourrir le V8 2.8i de 150 ch.

La belle trousse à outils d’origine d’une Alfa Romeo Giulietta 54-62, juste pour les crevaisons car une Alfa de ces années ça ne se dérègle pas, nous le savons tous !

 

Une superbe BMW 2800 CS de 1970 en livrée Alpina ( jantes alu 15 pouces, absence de pare choc avant replacé par un spoiler et siège baquets Recaro ). Seul le volant en bois peut choquer sur une si belle munichoise à moteur L6 2.8 L de 170 ch.

 

Il y a des Alfa Romeo en “C” qui ont une histoire, un vécu, un historique en compétition, c’est le cas de cette très belle 8C 2300 1934 modifiée par Castagna qui est à mille lieues d’une 4C qui traine de salon en salon et dont on peut douter de la mise en production d’ici à 2013. Il faut dire qu’à cette époque c’est une certaine Scuderia Ferrari qui fait courir les Alfa alors que l’IRI qui dirige Alfa à l’époque fasciste fait en sorte que le constructeur milanais se lance dans la production de camions, d’autocars mais aussi dans le développement de moteurs d’avions pour la chasse italienne ….

 

Crédits photos : SCD, VeloceToday, RollsRoyce, Porsche, Autobild.