Après une édition 2017 plus que réussie grâce à un programme riche et des plateaux variés, Les Grandes Heures Automobiles ont repris leurs quartiers sur l’Autodrome de Montlhéry le temps d’un week-end histoire de continuer sur sa belle lancée et confirmer sa place au calendrier des événements de véhicules historiques en France. Récit de quelques heures passées sur place.

C’est peu surpris que j’apprends le samedi soir que l’accès à l’Autodrome de Montlhéry a été un calvaire pour beaucoup de spectateurs durant la journée. Jusqu’à plus d’une heure d’attente pour certains (d’après les commentaires observés sur les réseaux sociaux) pour atteindre enfin l’événement tant attendu. Il faut dire qu’avec la présence de nombreuses stars de l’auto en 2017 comme Sébastien Loeb ou encore Gilles Panizzi, Les Grandes Heures Automobiles savent attirer leur monde et beaucoup de constructeurs ont répondu présent cette année pour participer à la fête. Par anticipation, je décide donc d’arriver en début de matinée le dimanche, dès 7h30 pour profiter de l’ambiance du circuit au soleil levant. Grand bien m’en a fait tant l’ambiance à cette heure matinale fut indescriptible. Un petit tour par les stands constructeurs qui s’ouvrent peu à peu, prêts à accueillir le public dès 8h. Le groupe FCA à travers Abarth et Alfa Roméo était présent en force tout comme Subaru qui proposait pas moins de 3 BRZ pour les baptêmes de la pause déjeuner. Belle surprise également lorsque l’on en vient à trouver juste à côté du stand l’ex-voiture d’interception de la gendarmerie de l’autoroute. Elle n’aura malheureusement pas fait long feu dans les brigades motorisées. Honda avait également fait venir quelques autos dont la NSX que nous attendons désespérément à l’essai, tous les espoirs sont permis.

La maison d’enchères Aguttes présentait également une quarantaine de lots à l’occasion de sa maintenant traditionnelle vente aux enchères du dimanche après-midi. Surprise, bon nombre de youngtimers étaient à l’honneur et une fois n’est pas coutume, Porsche était bien représenté. Une particularité, la vente se veut plus accessible que ses consoeurs qui se tiennent lors de la fameuse semaine de Rétromobile à chaque début d’année. Ainsi, la moins chère du lot était une Mazda 323 F estimée entre 1500 et 3500 €. On pouvait également croisée une somptueuse Giulietta Spider en état clinique quant elle estimée entre 50 et 70 000 €. Deux autos pour deux bourses complètement différentes qui reflètent bien l’ambiance de l’événement, entre autos d’exception et voiture populaires qui ont marqué leur époque, toutes ont leur place sur l’Autodrome lors des Grandes Heures.

Après une première session pour les supercars et GT modernes, un plateau entièrement dédié à la marque Porsche (ça tombe à pic pour le 70ème anniversaire) entre en piste là aussi pour une nouvelle session de 20 minutes. Les flat-6 rugissent sur l’autodrome. D’une simple 911 Targa Classic à la RSR, toutes ont leur place et se livrent pour beaucoup une belle bataille sur la piste.

Un plateau mêle ensuite voitures américaines et voitures historiques dites “superproduction”. Ça ne vous dit rien ? Mais si ! Ces fameuses 405 Mi16, Audi 80 Quattro ou encore Renault Menage Maxi qui se livraient bataille des années 80 jusqu’à la fin des années 90. Curieux mélange mais le spectacle était une fois de plus au rendez-vous. Entre une Plymouth ‘Cuda bien décidée à mener tout le long, une Mustang qui souhaite se mesurer à des voitures de NASCAR plus récentes et un duo 405 Mi16 / Audi 80 Quattro aux coudes à coudes tout le long de la session, le public était aux anges.

Détour par les paddocks pour observer quelques pépites. Lancia Stratos, Ferrari F1 156 “Shark-Nose” (réplique), BMW M1 Procar ou encore 3 ABarth sorties toutes droit de la fameuse collection du Château de Savigny-Lès-Beaune, l’œil averti autant que le nostalgique trouve son bonheur parmi des autos qui ne sortent que très rarement voire pour ainsi dire jamais, même lors d’événement tels que le mythique Tour Auto ou Le Mans Classic. C’est dire ! Dommage en revanche que les plateaux soient parfois si hétéroclites, on reste un peu sur sa faim et on ne comprend pas toujours les compositions…

Terminons ce court récit par quelques images prises lors de la deuxième session du dimanche “GT modernes et supercars”. Si le bruit n’était pas toujours au rendez-vous, c’est sans aucun doute LE plateau où la bagarre était la plus intense ! Une Alpine A110 tout simplement magistrale, un propriétaire courageux qui n’hésitait pas à pousser sa Jaguar XJ220 ou encore une NSX au son presque absent mais aux trajectoires exemplaires.

Merci à l’organisation Les Grandes Heures Automobiles pour cet événement devenu un rituel dans beaucoup de nos calendriers et à l’année prochaine pour une édition toujours plus riche en pépites !

Crédits Photos : Maurice Cernay