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Pendant la période estivale, Ford France a eu la bonne idée de proposer les #MAXHOLIDAYS : comprenez essai longue durée. Ça tombe bien, je partais en vacances et il me fallait un monospace. Quand l’occasion fait le larron, voici l’essai du C-Max !

C’est donc fin août que je me rends chez Ford France à Saint-Germain-en-Laye pour prendre possession du C-Max restylé à la sauce 2015. La version essayée est un 2,0 L TDCi 150 en boîte auto et en version Titanium, autant dire bardée d’options.

Petite déception, je devais avoir la version longue de 7 places, mais je vais me contenter de la version « normale » de 5 places.

Profil

Dans le hall d’accueil, figurait en bonne place une version « fashion rouge rush » que moi j’appellerai bordeaux métal. En tout cas, cette couleur lui va bien, si bien que mon fils, qui m’accompagne, me demande si c’est la nôtre ?

Evidement que non, mais il n’est pas loin de la vérité… Quelques minutes plus tard, je suis au volant de sa sœur jumelle, 2 places en moins exceptées. Les réglages d’usage effectués, ma première réflexion est : « heu… je pose où mon portable ? » Ben oui, de nos jours, ces petites bestioles nous accompagnent quasi tout le temps. Et là, y’a pas grand rangement… Sur le tableau de bord, aucun logement de prévu. Un peu bête pour un monospace ? Mais j’ai tout prévu ! Je sors de ma besace mon support pour téléphone portable !

Tada !!!

Ma seconde réflexion sera : « heu… les aérateurs sont verticaux… comment je fixe mon support ? » Et oui, mon support n’a pas de ventouse, il est génial, tout petit, se range facilement mais ne se fixe que sur les aérateurs… qui ont des lames horizontales accessibles… Bon, le portable ira dans ma poche ! Adieu Avertinoo, Waze et autres. Heureusement que le GPS est facilement paramétrable et, que surtout, je connais le parcours !

Passé cet épisode tumultueux, je prends la route pour de vrai. Premières impressions : ça dépote ! le 2.0 TDCi 150 a beaucoup de couple… Peut-être un peu trop pour la caisse. Les démarrages sont brutaux si on ne fait pas attention. Alors je n’ose imaginer ceux du 170ch… Bon on s’y fait très bien mais cela surprend un peu au début. La finition Titanium est richement dotée : de série l’allumage automatique des phares, le régulateur-limiteur de vitesse, la climatisation automatique bi-zone, l’accès et démarrage sans clé, le toit panoramique et le GPS. J’ai le droit, en plus et donc en option, au système anti-collision en ville (250 €), au Park Assist (490 €), à la caméra de recul (250 €), aux phares bi-xénon adaptatifs (950 €) et au régulateur de vitesse adaptatif (700 €).

Toitpano2

Une fois entrées les préférences pour la conduite via l’ordinateur de bord (paramétrage des alertes anti-collision, de la gestion des phares et autres, ça se fait assez rapidement), il est temps pour moi de regagner l’autoroute pour tester le régulateur de vitesse adaptatif, une grande première pour moi !

Et là, c’est franchement génial ce truc ! Pour ceux qui ne connaitraient pas le principe (bon, je sais que sur blogautomobile, il n’y a que moi qui ne connais pas…) le véhicule régule sa vitesse en fonction du trafic. Si je suis à 130 et qu’une voiture déboite devant et roule à 120, le C-Max ralentit à 120 et dès que la voiture se rabat, reprend sa vitesse initiale. Il m’est ainsi arrivé, sur le chemin du retour de mes vacances, de ne pas toucher à l’accélérateur ni au frein pendant de nombreux kilomètres puisque la voiture freine vraiment, contrairement à un régulateur « simple » qui ne fait que décélérer.

Couplé à l’alerte de franchissement de ligne blanche, ce système est un régal. Cette alerte n’est pas un simple signal sonore puisque la trajectoire est réellement corrigée, on sent le volant bouger. Et si jamais on lâche le volant, un message s’affiche sur l’odb. Bien pensé !

Autre système très sympa, les phares adaptatifs. La voiture passe en feux de route automatiquement en sortie d’agglomération et les coupe dès qu’une autre voiture arrive en face pour les remettre ensuite. Quand on roule la nuit, c’est vraiment un plus qui permet de rester pleinement concentré sur sa conduite. Si on ajoute à cela l’alerte angle mort, ce C-Max est vraiment super bien équipé niveau sécurité. Alors certes, ce sont encore des options assez onéreuses mais à l’usage, elles s’avèrent vite indispensables. Espérons que dans un futur proche, elles seront généralisées de série à tous les véhicules.

Anglemort

Bon, passons au point qui fâche : pourquoi avoir appelé ce monospace C-Max ?

2 adultes, 2 enfants, on oublie le siège central qui n’a de siège que le nom (qui d’ailleurs s’escamote mais dans les faits cela n’apporte pas grand-chose à part prendre de la place dans le coffre), on met les bagages dans le coffre (ha oui, le hayon s’ouvre tout seul, c’est top ça !) et… ça ne ferme pas ! Pourtant, nous ne partions qu’une semaine donc nous avions volontairement limité les bagages.

Mais, non. Il faut se rendre à l’évidence, le coffre est petit. Pas de bol, j’ai eu l’occasion de comparer avec un Scenic 3. Y’a pas photo ! L’espace (sans jeu de mot) est mieux géré chez Renault, avec en prime beaucoup de rangements intelligents que ne possède pas le C-Max. Ce monospace, en version 5 portes, ne s’adresse pas aux familles « nombreuses », j’entends par là avec plus d’un enfant. Sauf à prendre un coffre de toit ou à faire comme nous (ce que je ne conseille pas !), mettre des bagages au pied des sièges arrières.

C’est franchement dommage car ce C-Max a beaucoup d’arguments. Son prix, qui reste inférieur à ses concurrents directs, son équipement dans sa version titanium, ses innovations technologiques, son agrément de conduite en version boite auto, très bien étagée et très discrète et sa conso raisonnable : sur les 1200km de mon essai, 7.5l/100 en ayant roulé sans vraiment faire attention.

Un dernier (et nouveau) point positif, son restylage. Je n’étais pas fan du tout de la précédente version, que je trouvais trop molle, qui manquait de dynamisme. C’est oublié pour ma part. La face avant, qui reprend la nouvelle calandre inaugurée sur les Fiesta et Mondéo, et qui s’inspire assez fortement des calandres des Aston Martin, confère au véhicule un look bien plus nerveux-et même méchant-que précédemment. Reste le dessin des feux arrières dont je ne suis pas fan, je préférais l’ancienne version pour le coup. C’est heureusement un sujet sur lequel on pourrait débattre longuement et c’est ce qui fait le charme de l’automobile. Ce qu’il faut retenir, c’est que le C-Max 2015 est une bonne voiture. Sans doute qu’en version 7 places, elle m’aurait encore plus convaincu. En l’état, c’est une voiture que je prendrai volontiers en tant que second véhicule. A condition de rouler suffisamment avec bien entendu. N’oublions pas que les véhicules diesel sont à réserver à ceux qui font au moins 20000km par an (70% des français visiblement !). C’est d’ailleurs pour ça que je suis un adepte de l’essence !

Un grand merci à Ford France et à Charlotte pour l’essai !