Il y a quelques mois lorsque Nissan est revenu sur notre marché des berlines compactes avec la sage Pulsar nous étions assez loin de nous douter que Nissan viendrait au Mondial avec deux versions dynamiques de sa nouvelle compacte.

Nissan Pulsar Nismo.1

D’un coté nous avons la Pulsar DIG-T 190 qui va venir chercher la nouvelle Peugeot 308 GT et d’autre part nous découvrons la Pulsar Nismo Concept qui nous intéresse ce soir avec son méchant look, un chassis retravaillé aux petits oignons par les ingénieurs de Nismo et un nouveau L4 1.8 L Turbo qui est, non officiellement, annoncé pour plus de 250 ch (260 ? 275 ?).
Cette prochaine Pulsar Nismo sera t-elle une mangeuse de Mégane RS ? de Civic Type R ? de Giulietta QV ? d’Astra OPC ? C’est de l’ordre du possible puisque la voiture a été surprise à plusieurs reprises en Allemagne pas très loin d’un réputé circuit…

Par rapport à une paisible Pulsar 1.5 L dCi grise aluminium, cette Pulsar Nismo est une diablesse ne serait ce que par son allure qui fait la part belle à une sportivité revendiquée et assumée comme savent en général le faire les autres versions Nismo. Si la Pulsar reprend les habituels codes esthétiques de Nismo, elle s’en distingue par sa livrée qui associe l’habituel rouge non pas à du blanc mais à un gris moyen mat qui donne une belle allure à cette sportive.

La face avant se pare d’un nouveau bouclier sportivement discret qui intègre de belles prises d’air, quelques pièces en fibre de carbone, les leds diurnes et deux lames rouges en forme de boomerang qui renforcent la sportivité de l’avant de l’auto. Le profil s’habille de discrets élargisseurs d’ailes couleur carrosserie et des bas de caisse aérodynamiques eux aussi soulignés par un liseret rouge vif. Jusque là l’ensemble est sportif et plutôt réussi mais avec l’arrière c’est un monde plus brutal que l’on découvre. Le bouclier est entièrement redessiné avec notamment des extracteurs latéraux qui en imposent et encadrent un diffuseur central de couleur rouge, lui même scindé en deux parties par deux grosses sorties d’échappement centrales qui marient le rouge et le chrome. La poupe de la voiture se fait encore plus spectaculaire quand on découvre le becquet de hayon réalisé en fibre de carbone qui participe au bon appui de l’auto et à l’amélioration du flux aérodynamique.

L’ensemble est complété par des coques de rétroviseurs en fibre de carbone, des vitres surteintées et des grosses roues en alu bicolores (diamanté/noir) qui sont celles de la 370Z Nismo. Ici elles chaussent des Michelin Pilot Sport Cup 2 en 235/35 R19 et masquent difficilement les gros étriers de freins rouges à 4 et 2 pistons qui pincent des disques ventilés et percés. Bien évidemment la Pulsar profite d’un chassis surbaissé et d’une suspension réglée sport et même piste avec ensembles amortisseurs/ressorts plus fermes, barres stab’ plus rigides et peut être de plus gros diamètre.

Au final, rien à dire, c’est une proposition séduisante et il faut saluer le travail des ingénieurs et des designers de Nismo qui partaient d’une berline sagement classique pour en faire une vraie sportive.

L’habitacle évolue lui aussi vers plus de sportivité tout en restant plutôt sobre et sans réelle faute de goût. Si le mobilier reste le même, il est désormais intégralement noir depuis la moquette au ciel de toit mais il se pare ici et là de pièces qui donnent une vraie connotation sportive à l’espace à voyager.
Exit les inserts gris, noirs, place à des pièces noires brillantes et quelques beaux inserts en fibre de carbone comme c’est le cas sur la planche de bord, les entourages de poignées de portes, les platines de commandes des vitres électriques et à la base du levier de vitesse. L’ensemble est complété par un habillage de console centrale noir brillant qui court du pommeau de levier de vitesse jusqu’à l’écran du système d’infotainment. Des inserts noirs brillants sont aussi présents sur le volant.  Les sièges de base sont passés à la trappe et cèdent leur place à des excellents Recaro recouverts d’alcantara noir associé à quelques parements et des surpiqures contrastées rouges. L’alcantara est aussi présent sur les contreportes.
Les conducteurs sportifs apprécieront le volant sport, emprunté à la 370Z recouvert de cuir et d’alcantara noir avec un point milieu en cuir rouge. Un pédalier avec repose pied en alu et des surtapis noirs complètent l’ensemble. La physionomie du combiné porte instruments est similaire à celle de la berline sauf pour le compte tours rouge et le tachymètre gradué jusqu’à 260. On espère enfin que les ingénieurs auront pensé à installer une « petite » télémétrie qui fera plaisir aux pistards et aux chasseurs de chronos.

Comme dit en début d’article, nous ne savons que très peu de chose au sujet de la mécanique, de la transmission et des réglages sportifs. Pour l’instant nous devons nous contenter d’un moteur 1800 turbocompressé (une cylindrée – et non un moteur – que Nissan a utilisé dans le passé sur certaines de ses voitures dynamiques ou sportives) de plus de 250 ch et d’une BVM6. Pour le reste on espère que les gens de chez Nismo auront été prendre quelques conseils du coté de Renault Sport pour les réglages des trains roulants car il serait dommage d’avoir le plumage sans le ramage et… les bons réglages.

Une voiture à suivre dans les prochains mois et surement au second semestre 2015 car on parle de la fin d’année prochaine pour son arrivée sur le marché (Francfort 2015 ?). Reste que 2015 va voir le retour aux affaires des japonais dans le secteur des voitures sportives et notamment celui des compactes vitaminées. Et ça c’est une bonne nouvelle qui fera plaisir à tous les amateurs du genre. On attend désormais… la Mazda 3 MPS et peut être une Toyota ! Qui sait ?

Via Nissan.
Crédits photos : NP.