Pastille-verte

Vous espériez un pare-brise dégagé pour plus de sécurité ? C’est raté, Ségolène Royal annonce le retour de la pastille verte pour le 1er janvier 2016.

Sauf que maintenant, elle n’est plus vraiment verte. Il faudra donc l’appeler « certificat de qualité de l’air« , ce qui permettra de classer les véhicules en fonction de leur niveau d’émissions polluantes.

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Selon la « toxicité » du véhicule, vous aurez droit à une pastille numérotée de 1 à 6 et correspondant à une couleur bien précise :

– Le 1 (couleur vert) pour les véhicules essence à partir du 1er janvier 2011

– Le 2 (couleur jaune), pour les véhicules essence entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010 ET les diesels à partir du 1er janvier 2011

– Le 3 (couleur orange),  pour les véhicules essence entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2005 ET les diesels entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010

– Le 4 (couleur rouge), pour les véhicules diesel entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005

– Le 5 (couleur marron), pour les véhicules diesel entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000

– Le 6 (couleur gris), pour les véhicules essence et diesel avant le 1er janvier 1997.

Autrement dit, un diesel mal entretenu de 2004 aura un « meilleur classement » qu’une alpine A110 bichonnée par son propriétaire. Bon, le certificat sera facultatif et permettra juste aux conducteurs qui l’auront de pouvoir circuler à certains moments, s’ils en ont le droit, en fonction de leur couleur de pastille. Le but étant d’ « inciter les propriétaires de véhicules polluants à opter pour des moins polluants » déclare Ségolène Royal. Une façon déguisée de relancer la croissance automobile en France ? Sans aucun doute, les propriétaires de véhicules diesel d’avant 2001 se poseront la question, compte-tenu de la prime de 10000 euros qui leur est déjà accordée pour l’achat d’un véhicule 100% électrique.