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Retour dans la fin des années 80 aujourd’hui, puisque j’ai récemment eu le plaisir de côtoyer deux modèles de cette époque : la Porsche 944 S de 1987 et la BMW 318 is de 1991 (E30). Isolés sur une sublime route de campagne ensoleillée, nous nous en sommes donnés à coeur joie au volant de ces deux autos. Côté technique, net avantage à la Porsche puisqu’elle développe 190 ch contre 136 pour la BMW, 2,5 L de cylindrée contre 1,8 L et 23 mkg de couple contre 17,5. Mais ce serait négliger le faible poids (1125 kg à vide) et la nervosité de la 318 is que de donner le 944 gagnante d’office.

La sportive de Munich propose un vrai plaisir de conduite, et son design fera surement tourner plus de têtes que la 944, alias « la Porsche du pauvre ». Côté point faible, on retiendra essentiellement une direction trop imprécise cependant.

La Porsche quand à elle dispose d’un caractère plus sportif. Le plus bluffant est cependant la modernité de la voiture comparée à la bmw, pourtant plus jeune de 4 ans ! Confort, boite parfaite, direction irréprochable. Porsche montre une nouvelle fois son avance technologique. Côté point faible, je dirais que la 944 pêche essentiellement de la comparaison avec sa grande soeur la 911… Le refrain du puriste Porsche étant qu’une Porsche est une 911 ou n’est pas une Porsche. C’est pourtant bien dommage, parce que la 944 S est une vraie Porsche, et ça se ressent derrière le volant !

Ceci dis, l’objet de ce reportage n’est pas de faire un comparatif dans les normes, mais seulement de faire un retour en arrière et de se faire plaisir, tout simplement !

Alors sans plus attendre, voici l’avis de Cedric, le propriétaire, suivit des photos de cette sympathique journée (ajoutées à d’autres images d’une séance photo précédente).

« Propriétaire depuis maintenant 3 ans de cette Porsche 944S, je la sors uniquement le week end pour me rendre à des rassemblements auto … et je dois dire que c’est toujours un pur plaisir. Certes elle n’a ni la sportivité, ni la reconnaissance d’une Porsche 911, mais c’est une excellente GT, qui, avec son 2.5l 16 soupapes de 190cv et sa répartition des masses quasi parfaite, est presque impossible à mettre en défaut. La position de conduite est excellente, et le freinage digne de chez Porsche. La mienne à 198 000 kms au compteur, et est entièrement d’origine, excepté le volant, un momo prototipo et les jantes … des jantes cup de 993 en 16 pouces, les jantes téléphones d’origines sont bien au chaud dans mon garage et sont en attente de restauration.
Pour conclure, je dirai que pour un passionné d’automobile ancienne qui souhaite participer aux événements classic et entrer dans le mythe Porsche, mais avec un budget réduit, c’est la voiture idéale, et n’en déplaise aux Porschistes, c’est bien une Porsche, une vraie que ce soit dans la finition comme dans les sensations. »

« Il y a quelques mois, j’ai craqué pour cette BMW 318IS de 1991 avec seulement 95 000 kms au compteur, équipé d’un 4 cylindres 16 soupapes de 136cv. Beaucoup moins aseptisé que la Porsche 944S, elle est beaucoup plus joueuse, et demande quelques notions de pilotage. L’arrière a tendance à vouloir passer devant en permanence et malgré sa puissance qui parait faible, les sensations sont bien présentes. La boite de vitesse est très précise, les quatre freins à disque efficace.
Ma voiture est 100% d’origine, excepté l’aileron qui est siglé Hartge.
La peinture a malheureusement subit les conséquences d’un stationnement sur une rue passante durant les cinq dernières années. Depuis l’achat, j’ai changé le récepteur d’embrayage, les quatre disques ainsi que les plaquettes de freins entre autre.
En conclusion, la 944S et la 318IS ne jouent pas dans la même cours, la BMW est une petite sportive, alors que la Porsche est une GT aboutie. A leur bord les sensations sont différentes mais plaisantes. Je conseillerai la belle de Stuttgart pour les longues distances, le confort et la tenue de route, en ce qui concerne la petite nerveuse de Munich, elle est parfaite pour s’amuser sur les petites routes sinueuses. »

Remerciements à Cedric qui aura permit de faire ce reportage.

Crédits Récits et Photos : Nicolas Verneret