Alors que PSA et son partenaire chinois Dongfeng finalisent les négociations autour de leur future alliance capitalistique, les deux entreprises en pleine croissance en Chine doivent donc augmenter à moyen terme leurs capacités de production.

PSA-Dongfeng Wuhan

Aussi les deux constructeurs travaillent-ils à la création d’une future usine commune sur le sol chinois. Selon les informations relayées par ChinaCarTimes, il semblerait que le site soit déjà trouvé. Il se situerait dans la ville de Chengdu dans le Sichuan, au centre ouest du pays. Cette région est déjà fortement industrialisée pour l’automobile puisqu’on y trouve plusieurs co-entreprises d’autres constructeurs.
Ce site industriel serait la cinquième usine de PSA en Chine en comptant celle inaugurée en septembre avec le constructeur Changan et la quatrième avec Dongfeng.
PSA a besoin de ce site puisque les ventes sur le marché chinois ont cru en 2013 et elles dépasseront les 500.000 unités vendues l’an passé. On parle ainsi d’environ 550.000 véhicules mis en circulation durant l’année écoulée (hausse des ventes de près de 25%) et ces chiffres mettent PSA en ligne les chiffres annoncés pour 2014 (650.000 ventes) et 2015 (750.000 ventes). PSA qui pensait rester en dessous des 3.0% du marché automobile chinois atteint finalement 3.5% du marché. La co-entreprise et ses marques vont bien et ont progressé de 15,7% pour les VP et vise les 5% de part de marché à fin 2015. L’affaire est même rentable puisque PSA-Dongfeng devraient dégager quelques 230 millions d’euros de bénéfices auxquels s’ajouteront 100 millions d’euros de royalties.

Du coté de PSA, on explique que rien est encore finalisé  ni même décidé et on ne veut surtout rien précipiter. On préfère travailler discrètement sur ce projet mais aussi et surtout sur celui de la future entrée au capital du groupe industriel chinois. Chez PSA, on fait le nécessaire pour que l’accord définitif soit signé avant la fin du mois de février date de la présentation des résultats financiers de PSA. Ceux ci ne devraient pas être très bons et l’arrivée du riche partenaire chinois serait une bouffée d’oxygène pour l’équipe Varin qui est sur le point de laisser les rênes de l’entreprise à Carlos Tavarès et ses hommes qui prendront toutes leurs fonctions dans le courant du printemps prochain.

Une affaire à suivre tant pour l’accord financier et capitalistique que pour la construction annoncée de la future usine.

Via ChinaCarTimes, Challenges, LeFigaro.