C’est un petit peu ça si l’on en croit les dernières informations du début de soirée relayées par les agences de presse et quelques sites économiques et financiers. 

philippe varin et PSA

Dongfeng mettrait comme condition à son entrée au capital de PSA, le départ de Philippe Varin l’an prochain et une modification de l’équipe de direction de PSA avec l’arrivée d’un numéro 2 aux pouvoirs importants. Le constructeur chinois, partenaire de PSA voudrait une personne plus au fait des alliances internationales dans le monde de l’automobile. Ainsi ce futur n°2 devra avoir les compétences et l’expérience qui sont nécessaires à la direction d’une alliance dans le secteur de l’auto. Un directeur venant du monde de l’industrie automobile serait une bonne chose et un signe de bonne volonté de la part de PSA.

Si Philippe Varin, qui était ce jour à Berlin, s’est refusé à tout commentaire, on apprend que c’est lui-même qui dirige le recrutement de son successeur. Une cellule dédiée à cette recherche aurait été mise en place depuis quelques temps déjà afin de trouver un successeur à l’actuel président du directoire de PSA.

Bien sur les discussions entre les deux groupes se poursuivent et s’animent même depuis quelques jours puisque Dongfeng pourrait aussi revoir à la baisse sa prise de participation voire même l’annuler si Philippe Varin, 61 ans, ne quitte pas ses fonctions dans les prochains mois. Face à ce risque et malgré de nombreuses craintes, la famille Peugeot à validé la poursuite des négociations avec les chinois. Selon une source proche des négociations, le volet dit industriel du dossier est désormais bien avancé. Reste encore à valider le fameux volet capitalistique et financier qui est le coeur de la négociation.
Une source française proche du dossier de dire : «  »Philippe Varin ne peut pas tout faire. Il lui faut du renfort pour faire tourner la maison ». Dans ce sens, Thierry Peugeot aurait mandaté un chasseur de tête pour partir à la recherche du candidat idéal pour d’abord seconder Philippe Varin puis pour lui succéder lorsqu’il quittera ses fonctions.

Le patron de PSA n’a bien évidemment pas commenté l’apparition d’un nom, celui d’un certain Carlos Tavarès, ancien numéro 2 de Renault débarqué l’été dernier par Carlos Ghosn. C’est une affaire à suivre dans les prochains jours ou prochaines semaines car PSA voudrait avoir bouclé ce dossier quasi vital avant la fin de l’année.

Via Reuters, LesEchos, BFM.