accident de la route 1953

Début des années 1950 : Le parc automobile français s’élève à 2.3 millions de véhicules et il y a 4800 morts sur les routes
Début des années 1970 : Le parc automobile français est composé d’un peu plus de 13 millions de véhicules. Il y a alors 16.450 morts sur les routes
Année 2013 : Le parc automobile français est fait de plus de 38 millions de véhicules en tout genre. Il y a eu 3250 morts sur les routes (3645 décès en 2012)

Après ce petit préambule pour replacer les choses avec un peu d’objectivité et non seulement avec les propos de certaines associations et lobbies, il faut convenir du fait que ce mois de mai 2014 n’est pas folichon en matière de sécurité routière par rapport à l’exceptionnelle année 2013.

Après les mauvais chiffres de mars et d’avril dernier qui montraient des hausses respectives de la mortalité de 28.0% et de 8.0%, le mois de mai doit faire face à une nouvelle augmentation du nombre des tués sur les routes françaises.
L’augmentation atteint 15.2% c’est à dire qu’il y a eu 258 décès contre 224 en mai de l’année 2013. Les autres indicateurs sont eux aussi orientés vers le rouge.

Ainsi le nombre de personnes blessées s’élève à 6242 contre 5678 en mai 2013 ce qui représente une hausse de 9.9%. L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) enregistre une augmentation des accidents corporels de 8.9 % à 4904, contre 4503 en mai 2013, ce qui représente quelques 401 accidents corporels supplémentaires. Le nombre de personnes hospitalisées progresse de 20.2 % à 2414 (contre 2008 en mai 2013 soit 406 hospitalisations supplémentaires).

Sur les douze derniers mois, c’est à dire une année coulante de juin 2013 à mai 2014, la mortalité routière est toutefois en baisse de 0.9 %  avec 32 vies épargnées… Mais attention le retour dans le rouge ne tient plus à grand chose et pourrait être une réalité dès la fin du mois de juin si la tendance printanière se confirme.
Epargnés sur la même période en 2013, les deux-roues constituent 33% de l’augmentation, les piétons et cyclistes quelques 25% et si on ajoute les deux, on arrive à 58% de l’augmentation. C’est à dire que 19 des 34 décès supplémentaires ne sont pas des automobilistes ! 

Pour rester dans l’objectivité et une certaine clairvoyance, il ne faut pas perdre de vue que le printemps 2013 avait été particulièrement exceptionnel en raison d’évènements ponctuels comme un prix du carburant en hausse, la hausse du coût de la vie et des conditions climatiques défavorables.

Reste qu’au delà des annonces officielles qui sont les même depuis 40 ans, il faudrait peut être que la Sécurité Routière française, l’état et se CNSR se penchent réellement sur les autres causes d’accidents de la route que sont l’alcool, les produits médicamenteux ou stupéfiants, l’usage du téléphone et la fatigue au volant. Mais ça c’est une autre histoire probablement moins importante que celles des radars fixes, mobiles, tronçons ou multiphotos…

Via Gouv.fr, SéuritéRoutière.