La voiture pour la nouvelle ère est là“. Ce sont par ces mots que Volkswagen présente sa nouvelle compacte électrique, l’ID.3. Un sacré poids sur les épaules de la petite, non ? On la découvre avec vous.

C’est à la traditionnelle soirée de la veille du Salon de Francfort que VW a donc présenté sa nouvelle compacte, baptisée ID.3 (à prononcer à l’anglaise, manifestement : aïeditri). Mais qu’a-t-elle de si spéciale ? Eh bien elle est électrique, figurez-vous. Et Volkswagen espère bien, via cette voiture, effacer pour de bon le dieselgate et repartir sur de nouvelles bases à base d’oiseaux qui font cui-cui et de fleurs dans les champs.

Mais l’ID.3, figurez-vous, va au-delà d’une simple voiture avec des batteries dans le coffre. Tout d’abord parce qu’elle initie une nouvelle ère pour le groupe VAG, une ère très branchée, au cœur de laquelle se trouve une nouvelle plateforme uniquement dédiée aux voitures électriques : la MEB. Et c’est donc l’ID.3 qui l’étrenne.

Oh la jolie plateforme

Extérieurement, pas de grosses surprise ; l’ID.3 reprenant fidèlement les lignes de l’I.D. Concept de…2016. Une allure monocorps, des roues aux quatre coins de la carrosserie, des jantes quasiment pleines, un aileron archi profilé, bref, tous les ingrédients caractéristiques d’une voiture électrique sont bien présents.  A part ça, pas grand chose à signaler : l’ID.3 est tout de même assez banale. Malgré son toit biton et son montant C stické, il y a quand même peu de chances pour qu’on se retourne derrière elle quand on la verra passer. Reste les dimensions : la VW mesure 4,26 m de long, soit le même gabarit qu’une Golf.

Mais c’est à l’intérieur que l’ID.3 compte marquer des points. Si vous avez bien lu le paragraphe précédent, vous aurez compris que la VW électrique dispose d’un empattement assez gigantesque. Et ça, c’est tout bénef pour les côtes d’habitabilité ! Sans quantifier ce qu’il avance, le communiqué de presse annonce que l’ID.3, je cite, “constitue une nouvelle référence dans la catégorie compacte”. Bien. En tout cas, sachez que ce concept d’habitacle répond au doux nom d'”Open Space“, ce sera toujours pratique pour briller en société.

Reste…le reste, et notamment cette planche de bord. Alors vouloir dessiner une planche de bord épurée, c’est louable ; certains constructeurs y arrivent fort bien. Regardez la BMW i3 ou la Tesla Model 3, par exemple. Pour cette ID.3, comment dire… C’est un peu vide. Et cheap. Là où la Tesla et la BMW s’efforcent de trouver des matériaux sympas, l’ID.3 se contente d’une marée de plastique pas forcément très glamour. Alors, certes, on peut le colorer, mais ça reste tout de même pas très valorisant. On en reparlera lors des essais.

Allez, des chiffres ! Je sais que vous les attendez. Commençons par la motorisation, implantée sur l’essieu arrière (eh oui, l’ID.3 est une propulsion !), qui sera disponible en deux niveaux de puissance : 150 & 204 ch pour un couple identique de 310 Nm. Pour alimenter le bazar, trois batteries seront proposées avec des capacités de 45, 58 ou 77 kWh, promettant des autonomies respectives de 330, 420 et 550 km. Et concernant les prix, Volkswagen annonce un prix de base en-dessous des 30 000 € ainsi qu’une version de lancement fort bien équipée tarifée un poil sous les 40 000 €. Reste à savoir si ces prix s’entendent avec ou sans bonus…

Terminons sur la production, qui débutera en novembre pour une arrivée sur nos routes début 2020. A noter que Volkswagen s’engage à vous donner les clés de votre ID.3 avec un bilan carbone neutre… Les 30 000 premiers exemplaires sont déjà tous réservés, ce qui est une sacré performance. Quant à nous, on se retrouve pour les essais en fin d’année !

Via Volkswagen.