Autrefois défricheur de tendances, véritable trublion du design automobile européen, que vaut aujourd’hui le style Renault avec une Twingo2 affadie, une Clio qui se banalise, une Laguna3 peu inspirée, un Koleos quelconque, fadasse et bientôt une Latitude insipide ?

Le vent, qui finit toujours par tourner, va plus dans le direction des chevrons que du losange, mais l’inversion de tendance pourrait venir d’un nouveau souffle nommé DEZIR. La vedette du prochain stand Renault au Mondial de Paris est la première expression publique du nouveau chef design, Laurans van den Aker , chargé d’écrire une nouvelle page de l’histoire du style Renault marqué par les innombrables succès ( et quelques flops) de Patrick Le Quément. De culture inernationale, parlant plusieurs langues, le nouveau numéro1 du style Renault pourrait donner une aura plus large à la marque, quand la gloire  du losange réside essentiellement dans sa réussite sur son marché intérieur et grâce à une principale gamme de produits, la famille Mégane !

Quelle sera l’emprise de Carlos Ghosn sur les choix stylistiques de demain quand on sait que le président de Renault est personnellement impliqué dans les malheureux parti pris esthétiques de Twingo2 ou Laguna3 ! Certaines maquettes de style non retenues de ces modèles ont filtré sur le net et dans la presse spécialisée et prouvent que le talent  et l’audace n’ont pas complètement disparus des tables de dessins ou palettes graphiques des designers maison.

DEZIR nous parle d’avenir avec une nouvelle mise en scène du logo. Autre nouveauté, les lignes, très organiques, tournent définitivement le dos aux arrêtes vives nées sur le concept car INITIALE, adoucies sur NEPTA et disparues avec ONDELIOS.

    

Alors les Renault de demain seront-elles, elles aussi, plus sexy, plus expressives et plus équilibrées, à l’image de ce concept de coupé très réussi? N’oublions pas que le retour en grâce d’un Citroën que l’on disait morribond il y a peu est en grande partie dû à l’extraordinaire travail de design effectué sur l’ensemble de la gamme. Et là où Laguna3 pèche par sa « laideur banale » ou sa « banalité laide », C5II fait la belle sur un marché en crise après un premier opus ( la C5I de Jacques Calvet) boudée pour son style.

Renault aurait donc bien tord de ne vouloir faire que des « voitures à vendre », cette logique entrainant une « toyotaïsation » du style finalement préjudiciable aux ventes…

Crédit Photos : Renault.