Le buzz autour du groupe Fiat a commencé ce week end par l’annonce du rachat des 5% du capital de Ferrari par le fond Mubadala, mais les choses se sont accélérées  hier suite à la publication par le très sérieux site ( mais aussi la TV et la presse ) Bloomberg, des échos d’une réunion qu’a eu Sergio Marchionne, le 12 novembre, avec les gens de la banque d’investissement Morgan Stanley.

Suite au propos rapportés par les gens de Morgan Stanley, Fiat serait à même de vendre dans les mois qui viennent 39% du captital de Ferrari ( Fiat ne détenant alors plus que 51% du capital mais restant majoritaire ), mais aussi sa filiale électronique Magneti Marelli et Alfa Romeo qui pourrait être cédé au plus offrant en l’occurence VW. Rien de confirmé pour l’instant du coté du Lingotto et durant la journée d’hier aucune déclaration n’a été faite de la part du groupe italien…mais vous le savez bien, comme le veut l’adage populaire, « Qui ne dit mot, consent » .

L’ensemble de ses opérations financières vise surtout à donner à Fiat les moyens de monter au capital de Chrysler ( 35% en 2011 et 51% en 2014 ) et de siposer de quelques liquidités en cas de besoin. Les analystes financiers de Morgan Stanley on été clairs en quittant l’Italie, à court-moyent terme Fiat et Chrysler ne deviendront qu’un seul et unique groupe industriel. Le premier moyen de parvenir à cet objectif est donc de vendre une partie des actions de Ferrari au plus offrant ( avec le risque qu’un autre groupe automobile arrive dans le capital de l’entrprise de Maranello en faisant le sous marin ) et de vendre la filiale électronique Magneti Marelli pourtant très performante et nécessaire à Fiat. N’oublions pas les implantations de Magneti Marelli en Italie et les risques de délocalisation ou de restructuration sociale en Italie qui pourraient avoir de rude conséquence pour le pays mais aussi pour Marchionne qui semble vraiment décidé à mettre en place son rêve américain avec tout ce que cela comporte comme risque pour lui mais aussi pour l’entreprise !

Pour ce qui est d’Alfa Roméo, l’administrateur délégué a clairement dit que la vente du constructeur milanais pourrait intervenir si le groupe VW faisait une belle offre, c’est à dire payait bien la marque historique italienne et si VW veut vraiment la amrque , elle alignera les billets pour l’avoir, elle en a les moyens financiers sans avoir à recourir aux banquiers…

Sergio Marchionne retrouvera les gens de Morgan Stanley dans une quinzaine de jours, soit disant pour faire le point sur les résultats de la nouvelle structure de Fiat Industriale mais il y a fort à parier qu’on ne parlera pas seulement de résultats mais aussi de la vente des actions Ferrari, de Magneti Marelli et peut être même d’Alfa surtout si VW sait maintenant que la porte est entrouverte et que Fiat a besoin d’argent pour accomplir son destin américain ! Reste qu’en l’absence de commentaires de la part de Fiat nous en resterons aux stades des hypothèses mais tout de même . Bien que Morgan Stanley ait des intérêt dans la vente des marques du groupe, on voit mal les analystes réunis autour de Marchionne dire tout et n’importe quoi, ce n’est pas l’habitude de ce groupe financier américain.

Reste qu’on est tout de même surpris par l’importance du rêve américain de Marchionne et par les moyens qu’il déploie pour y parvenir ! Tout ceci expliquerait en partie un plan industriel assez flou, un peu artistique et l’absence de nouveautés chez Alfa par exemple car bon gré mal gré, nous n’avons toujours pas vu de mulets ou de prototypes roulants de celle que l’on nomme Giulia ! Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres .

Enfin je finirais par la phrase assasine de Marchionne au sujet de la pourtant très réussie 159  » Cette voiture est une erreur alors que je suis convaincu que la Giulia sera une véritable Alfa ! » …si elle sort serais je tenté de dire ! Je ne reviendrais pas sur le cas 159, mais nous pouvons en débattre . L’erreur n’est pas la voiture ( au delà de ces moteurs GM ) mais ce que les gens d’Alfa ont voulu en faire lors de son lancement et là il y a beaucoup à dire ! Et pour ceux qui l’auraient oublié, la 159 est lancée au printemps 2005 et Sergio Marchionne est à la tête de Fiat depuis début 2004 et c’est lui qui donne le feu vert pour l’industrialisation de cette auto, mais sur ce coup il a du avoir une petite absence au moment où il tenait ces propos à moins qu’il n’ait la mémoire courte au sujet de ses loupés ( cf aussi le de la Punto Evo qui a très bien marché durant… 4 mois ).

Il nous faut désormais attendre début décembre pour en savoir un peu plus sauf si des repreneurs patentés se manifestent plus tôt et font des offres imparables….

ps : nous ne sommes pas chez nos amis d’U-S…. 😉

Via Bloomberg, Auto.it, A.N.