Alors que vous connaissez probablement le classement complet de ces dernières 24 Heures du Mans on vous propose de revivre en images l’ambiance autour de cet évènement majeur.

En effet, les 24 Heures du Mans ce n’est pas qu’une course, pour 84 € vous avez le droit à une semaine de manifestations, rassemblements, concerts, visite du musée, présentations diverses et même une journée test deux semaines auparavant. Après vous avoir permis de découvrir les coulisses de Michelin pendant 4 jours l’an dernier, nous avons cette année passé 3 jours en autonomie pour profiter encore plus de la course.

Le vendredi, la piste se repose. On commence alors les hostilités par un rassemblement nommé « British Welcome » à Saint-Saturnin qui regroupe un grand nombre d’anglais (et français évidemment) accompagnés de leur très belle monture. Vous noterez cette année la présence d’une exceptionnelle Bugatti Chiron.

Mais le vendredi, c’est surtout la Grande Parade des Pilotes qui anime la ville une bonne partie de l’après-midi. L’occasion pour les 252 500 visiteurs mais aussi curieux de voir au plus près les 186 pilotes qui prendront le départ dès le lendemain. Ces derniers, chauffés à bloc, mettent une ambiance sensationnelle dans les rues du Mans et sont entourés de nombreuses supercars qui ne sont pas avares en vocalises elles non plus. Cerise sur le gâteau, Tony Parker, le célèbre basketteur français et tout jeune retraité était le parrain de cette édition 2019.

15 Juin. Le Jour-J. On ressent dès le matin la pression monter petit à petit. L’enceinte du circuit et les tribunes se remplissent fortement au son des voitures qui entrent en piste dès 9h pour une ultime séance d’essais afin de vérifier que tout est prêt avant l’heure fatidique, c’est le Warm up. C’est aussi l’occasion de tester en conditions réelles le « Full course yellow » qui oblige tous les participants à se stabiliser à 80 km/h et interdit les dépassements.

Après une exposition des voitures sur la grille peu après midi et le grid walk qui permet à quelques privilégiés de s’en approcher au plus près, la Patrouille de France fait son apparition au-dessus de la ligne droite des stands. Les premières voitures s’élancent enfin derrière la voiture de sécurité pour un tour de chauffe. Le timing est parfait pour permettre aux concurrents de prendre le départ à 15 heures pile sous le drapeau de SAS La Princesse Charlène de Monaco qui était chargée du coup d’envoi.

En piste la bataille est rude pendant toute l’après-midi, notamment en GTE Pro, et sans surprise les Toyota restent leader jusqu’à la tombée de la nuit. Quel plaisir de retrouver ces bruits de moteur qui ne s’arrêtent jamais et raisonnent dans toute la ville, les bouts de gommes qui volent et les nombreux dépassements.

La nuit, une nouvelle atmosphère se crée et nous rappelle vraiment pourquoi on aime les 24 Heures du Mans. C’est tellement difficile à exprimer à l’écrit mais de nombreux spectateurs sont toujours là pour en attester, dans les tribunes ou à marcher autour du circuit, et même à dormir dans leur douillet duvet à quelques mètres de la piste. C’est le moment idéal pour voir rougir les disques de freins ou observer quelques flammes sortir des pots d’échappement.

Le lendemain au petit matin, pour les moins courageux (comme moi) qui ont été dormir quelques heures, on apprend généralement les quelques crashs ou abandons importants qui ont chamboulé le classement. Cette année, point de surprise au réveil, car presque tous les concurrents et notamment les top team ont passé la nuit. Les voitures sont marquées mais le rythme et l’action en piste sont toujours là. Et malgré une issue presque écrite à l’avance, après l’expérience vécue par Toyota en 2016, on reste toujours tendu jusqu’à la dernière minute.

Après une très longue saison exceptionnelle clôturée pour la première fois par les 24 Heures du Mans, c’est la Toyota n°8 de Fernando Alonso, Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima qui remporte le trophée, et par la même occasion le titre de Champion du monde d’endurance (WEC). La Toyota n°7, de Mike Conway, Kamui Kobayashi et José María López, malgré une domination de 23 heures, aura subi un problème technique la reléguant à la seconde place tout comme en 2018. En LMP2, c’est la Signatech Alpine Matmut n°36 qui remporte la course. La Ferrai n°51 d’AF Corse atteint la première marche en GTE Pro. Enfin, après le déclassement de la Ford GT n°85 pour cause de réservoir non conforme, c’est la Porsche n°56 du Team Project 1 qui gagne en GTE Am.

Avant le renouveau des 24 Heures du Mans avec la nouvelle catégorie “Hypercars” attendue pour 2021, on se donne déjà rendez-vous l’an prochain pour une édition probablement très similaire !

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)