Après trois ans d’une carrière plutôt discrète, et en tous cas bien en dessous des espoirs de ses géniteurs, le Citroën C4 Cactus est très sévèrement restylée. Un nouveau départ ?

A en croire le dicton, « on ne change pas une équipe qui gagne ». Faut-il y voir un signe pour expliquer les changements radicaux de la nouvelle C4 Cactus ? Toujours est-il que pour une fois, on peut parler de réel changements. Souvenez-vous du premier Cactus : sorte de SUV urbain très décalé, inaugurant pour la marque les massifs airbumps, et souvent très coloré. Il a eu du mal à trouver son public, malgré ses grandes qualités de confort. Revirement total pour le restylage, d’abord pour moins déplaire, et ensuite pour remplacer sa cousine C4 « toute simple » qui part à la retraite l’an prochain. Sans oublier qu’il ne faut pas cannibaliser les ventes de la nouvelle C3 Aircross. Pas si simple, ce qui explique le revirement total de fonction de la Cactus.

Et comme la fonction détermine la forme, le Cactus devient plus consensuel : boucliers et phares avant sont nouveaux, les airbumps sont réduits à une fine bande sur le bas de caisse (comme la cousine C3) et la partie arrière est nouvelle elle aussi, avec notamment de jolis feux à effet 3D.  L’effet est plutôt réussi : la voiture monte visuellement en gamme tout en gardant un air de famille marqué avec le reste de la gamme. Quant à ceux qui aimaient le C4 Cactus pour son côté décalé, ils en seront pour leur frais : il rentre dans le rang. Il vous restera la possibilité de la personnaliser grâce aux 9 teintes de carrosserie et aux 31 combinaisons. Les barres de toit ne sont plus imposées, mais sont optionnelles.

Dans l’habitacle, le renouveau est plus discret. Quelques éléments de mobilier sont modifiés (console entre les sièges), mais l’on retrouve l’essentiel de la planche de bord horizontale de la première mouture. Et c’est bien normal, puisqu’il s’agit là de la tendance esthétiques des dernières Citroën. Pour marquer le coup, de nouvelles ambiances intérieures, plus « quali » sont proposées. Ceux qui pestaient contre les vitres arrière entrebâillantes pourront continuer à le faire : rien de neuf de ce côté là.

Techniquement, le C4 Cactus v2 propose une grande première avec l’arrivée en série des suspensions à butées hydrauliques progressives. Le retour de l’hydraulique chez Citroën ? En quelque sorte. Les amortisseurs disposent de 2 butées, l’une en détente, l’autre en compression, qui sont désormais hydrauliques et non plus mécaniques. Le gain attendu est un plus grand débattement, une meilleure absorption et une plus grande progressivité. Et comme si cela ne suffisait pas, Citroën propose également des sièges Advanced Comfort, promettant un confort de tout premier ordre grâce notamment à une mousse supplémentaire en surface, d’une épaisseur de 15 mm. A tester !

Le C4 Cactus en profite bien sûr pour se mettre à jour technologiquement : freinage automatique, Apple CarPlay, Park Assist, démarrage mains libres, etc… Du classique, mais nécessaire à ce niveau de gamme si l’on veut affronter les Mégane, 308 et autres Golf. Le Grip Control fait son apparition, et nous notons l’arrivé de la Coffee Break Alert. A vous de trouver à quoi cela sert !

Les motorisations sont légèrement revues avec l’apparition du bloc essence Puretech de 130 ch (BVM6) en plus des 82 (BVM) et 110 (BVM ou EAT6) déjà existants. En diesel, le BlueHDi 100 (BVM) sera secondé fin 2018 par le BlueHDi 120 (EAT6). Quant au prix… ahah, petits canailloux ! Il faudra attendre encore que Citroën les communique. Selon toute logique, ils devraient être inférieurs à l’équivalent dans la gamme de la cousine Peugeot 308. Les tarifs seront révélés en janvier, pour une commercialisation dans les semaines suivantes.

Crédit photo : Citroën