Alfa_Romeo-4C_2014.22

… pour des détails qui mettent quand même un peu à mal ce roadster italien ! Un coupé qui est globalement réussi, qui fera plaisir aux alfistes que nous sommes mais aussi une auto qui aurait pu passer tout près du sans faute si il n’y avait pas les détails qui fâchent.

Comme je suis un alfiste grognon, je vais commencer par ce qui gâche un peu la fête et la nouveauté. Je commencerais par ses horribles phares qui semblent sortis d’un jeu de construction ou pire d’un pot de pâte à modeler dans laquelle on aurait planter quelques leds. Que dire des disgracieux rétroviseurs qui semblent être démontés des portières d’une Punto ou des prises d’air sur les ailes avant de la version Launch Edition qui semblent avoir été fait à la dernière minute et à la « va vite ». Que penser du triste intérieur qui devra se montrer irréprochable en matière de finition car il ne faut pas perdre de vue que cette 4C à plus de 60.000€ au lancement joue dans la cour de la Porsche Boxster 3.4 L 315 ch qui est une référence en matière de finition. Je finirais le tour de mes griefs en constatant que le L4 1750 TBI 240 ch n’est finalement que celui de la Giuletta QV avec 5 ch supplémentaires ! Pour une version Launch Edition à un tel tarif, nous pouvions espérer quelques 260 ou 275 ch comme certaines rumeurs le laissaient penser.

Pour le reste, un cul et une ligne de 3/4 arrière belle comme un jeune trèfle au printemps, une jolie allure et un sentiment de légèreté qui se matérialise tant dans la ligne que dans la réalité du poids de ce coupé qui se positionne directement face à une Lotus Elise avec ses 895 kg même si en ronchonnant encore un peu, on se dit que chez Alfa Romeo, il faut du « Full Carbon » alors que chez Lotus on est plus conventionnel dans la structure et moins cher !

L’Alfa Romeo 4C, c’est :

L : 3.99 m
l : 2.00 m
h : 1.18 m
Emp : 2.38 m

Ce coupé italien propulsé par le moteur 4 cylindres 1750 TBI dans une version actualisée qui développe 240 ch. Ce moteur annonce 350 Nm de couple soit 10 Nm de plus que sur la Giulietta. Le moteur profite d’une nouvelle gestion électronique, de l’injection directe de dernière génération, d’un vilebrequin recalibré à 8 contrepoids, du calage variable des soupapes en permanent tant à l’admission qu’à l’échappement et d’un nouveau système d’admission et d’échappement. Ce bloc moteur voit aussi son turbo évoluer avec une nouvelle gestion qui élimine le fameux petit temps de mise en route. On apprend aussi que 80% du couple moteur (280 Nm) est disponible dès 1700 trs.

L’Alfa Romeo 4C est annoncée pour une Vmax (un peu juste !) de 250 km/h et un exercice du 0 à 100 km/h plié en seulement 4.5 secondes.
Ce moteur est associé à la boite de vitesse TCT à double embrayage du groupe Fiat avec palettes au volant. Cette boite TCT profite ici d’une nouvelle gestion qui doit favoriser les temps de passage et qui permet de disposer d’une fonction de type « Launch Control » qui optimise la gestion de la boite de vitesse et en vue d’une utilisation sportive. Le système DNA évolue et dispose ici d’un 4eme mode de fonctionnement appelé Race qui complète les modes habituels Dynamic, Natural et All Weather. Ce mode Race agit sur la gestion du moteur et désactive l’ESP et le contrôle de motricité. En liaison avec le système DNA, le tableau de bord numérique TFT affichage les changements de configuration et les informations qui concernent  le mode choisi.  Ainsi la couleur est en ligne avec le réglage du système Alfa DNA :

Race : affichage à dominante jaune
Dynamic : affichage à dominante rouge
Natural : affichage à dominante grise
All Weather : affichage à dominante bleue

Le châssis de la 4C une monocoque entièrement réalisée en fibre de carbone avec une technologie dite « pre-preg »dérivée de ce que l’on trouve en Formule 1 et qui est aussi adopté pour les supercars les plus avancés du moment comme la nouvelle Ferrari. Le chassis pèse seulement 65 kilogrammes et il est bien plus rigide qu’une structure en acier. Les structures avant et arrière du châssis de l’auto, son toit et ses renforts sont entièrement réalisés en aluminium. La carrosserie est intégralement en matériaux composites et pèse 20% moins lourd que la même carrosserie faite en métal. C’est l’association de ces matériaux et technologies qui permet à la 4C de revendiquer moins de 900 kg sur la balance.

L’Alfa Romeo est posé sur des suspensions de type double triangles superposés à l’avant et MacPherson à l’arrière. Cette solution, ainsi que la propulsion et le poids limité doivent assurer au conducteur un vrai  plaisir de conduite si l’on en croit les éléments du communiqué officiel. Le plaisir de conduire est bien aidé par la répartition du poids (40% sur l’essieu avant et 60% sur l’essieu arrière) très typé sport. De plus, pour ceux qui en veulent plus en terme de maniabilité et de tenue de route sportive, un kit de suspension sera disponible assez rapidement avec des amortisseurs arrière et une barre anti-roulis réglables.
Pour plus de sportivité et de précision, l’Alfa Romeo 4C ne dispose pas de direction assistée, par contre elle propose des gros freins Brembo ventilés et percés pincés par des étriers fixes à 4 et 2 pistons. La 4C est prévu pour rouler avec des jantes en 17 et 18 pouces mais aussi 18 et 19 pouces.

Le tableau de bord se simple et il est conçu pour rendre l’utilisation des fonctions aussi facile que possible avec notamment un orientation des infos en direction du conducteur. Ce dernier dispose d’une instrumentation numérique paramétrable et contrôlable vie un petit bouton de contrôle situé  sur le volant sport avec méplat. Le poste de pilotage, suggère fortement le monde des voitures de course  par sa forme général et le milieu de la course moto avec son combiné digital paramétrable qui rassemble toutes les informations nécessaires à la conduite et au contrôle de la voiture. L’information se fait par l’intermédiaire de cadrans d’aspect analogique mais aussi par quelques graphiques qui permettent au conducteur de garder un oeil sur les manos sans distractions et sans quitter la route (ou la piste) des yeux.

Toujours dans l’habitacle on découvre des sièges sport spécifiques recouvert de cuir noir avec surpiqures rouges, un garnissage de planche de bord dit « Asphalte » qui est mat et évite les reflets dans le pare brise, un pédalier et repose-pieds pour le conducteur et le passager qui  sont en aluminium. Les amateurs de fibre de carbone seront satisfaits puisque celle ci est bien visible dans l’habitacle. On appréciera encore l’esprit sportif de la 4C en découvrant les poignées de portes en cuir surpiqué façon « race car ».

Pour le lancement de la 4C sur le marché, le constructeur milanais mettra en vente une édition limitée à 1000 exemplaires nommée 4C Launch Edition. Cette version se distingue en s’équipant d’éléments  supplémentaires en fibre de carbone, de jantes alu brunie ainsi que d’une livrée Bianco Carrara ou du plus traditionnel Rosso Alfa. L’Alfa Tomeo 4C Launch Edition sera répartie à raison de 400 exemplaires pour l’ Europe, l’Afrique et le Moyen Orient, 500 exemplaires pour l’Amérique du Nord et 100 pour le reste de la planète sachant que les exemplaires seront essentiellement destinés au Japon et à la Chine. Le prix de ce modèle devrait être supérieur à 60.000€ en France.

 

Pour découvrir la 4C en vidéo, c’est par là :

L’Alfa Romeo 4C en live et par nos photographes c’est par là.

Annoncée pour une production annuelle de 2500 exemplaires, on a appris que la 4C verra sa prod’ portée à 3500 exemplaires si la demande est là. Reste maintenant à attendre la fin de l’année pour découvrir sur la route ce petit coupé sportif qu’Alfa Romeo veut dans la droite ligne des 6C et 8C mais on attendra aussi la version de base et peut être une version encore plus radicale et péchue, la fameuse 4C Stradale dont nous parlions il y a quelques semaines. A retrouver très vite et avec passion.

EDIT : Ma config’ préférée en 4 photos, une 4C « normale » gris alu avec sellerie en cuir rouge.

Via Alfa Romeo, Youtube.
Crédits photos : Nicolas Verneret et Adrien Séné pour Blogautomobile.