Alfa Romeo

C’est la question que l’on est en droit de se poser après avoir lu les informations rapportées par nos confrères britanniques de Car Magazine.

A la lecture de l’article, on découvre qu’Alfa Romeo pourrait entièrement revoir sa gamme et se repositionner sur le marché avec uniquement des nouveaux modèles qui seraient essentiellement des nouvelles berlines propulsion (3 ou 4) et des crossovers (2). Cette nouvelle gamme sera bien sur complétée par le futur roadster Duetto développé en collaboration avec Mazda et qui sera le premier modèle d’Alfa Romeo « new gen » (présentation prévue début 2015).
Ce revirement, à quasiment 180°, signifierait notamment l’abandon des actuelles citadine et compacte que sont les MiTo et Giulietta. Etrange tout de même quand on sait que depuis 40 ans il y a toujours eu une compacte traction dans la gamme Alfa Romeo (depuis l’Alfasud en 1972).

Ce changement de cap serait amorcé dès le second semestre 2015 avec la présentation d’une nouvelle berline propulsion. Cette future et encore hypothétique gamme serait repositionnée entre berlines, breaks et crossovers qui auraient comme objectif de chatouiller « gravement » les teutonnes Classe C, Serie 3, Classe E , Serie 5, IS, Q50, GS et M, ATS et CTS sans oublier de piétiner les plates bandes des cohortes de SUV premium venus d’Allemagne et du Japon.

Cette évolution de la gamme Alfa entrerait dans le cadre du rapprochement voulu entre les entreprises milanaise et modènesienne afin de repositionner Alfa Romeo plus haut en gamme. Mais ce choix s’il se confirmait risque de couper Alfa d’une bonne partie de sa clientèle (déjà de moins en moins nombreuse en Europe !) qui apprécie les compactes milanaises et qui n’est pas disposée à monter en gamme et en gabarit. Par ailleurs on devient pas premium du jour au lendemain notamment quand on refond sa gamme de A à Z et assez loin des habitudes des clients habitués à une telle offre depuis plusieurs décennies. Alfa a le potentiel historique pour être l’égal d’Audi, de Mercedes Benz ou de BMW (d’ailleurs jusqu’au milieu des années 80, le rival de BMW n’était pas Audi mais… Alfa !).

alfa romeo

Une fois encore, il va falloir être patient, il va falloir démêler le vrai du faux, la com’ du buzz et du fantasme. Depuis des années les alfistes et les amateurs discutent, se crêpent le chignon, s’énervent et cette nouvelle affaire milanaise va encore nous donner du grain à moudre et de la matière pour discuter avec passion de l’avenir incertain de la firme du quartier de Portello !

Via CarMagazine.