La semaine dernière, je fus gentiment convié aux AMG LIVE 2014. La journée s’est déroulée à Mortefontaine sur le circuit du CERAM : une occasion unique pour moi d’essayer plusieurs modèles de la gamme AMG.

_AM_7233 - 2

Les AMG LIVE, qu’est-ce que c’est ?

Depuis 2010, Mercedes-Benz organise dans 5 circuits différents (Ceram, Castellet, Mans, Nogaro, et circuit de Bresse), des essais de la gamme AMG pour des clients et des prospects  le temps d’une demi-journée.  Au programme, les invités sont conviés à plonger dans l’univers AMG au cours de 5 ateliers, et un baptême piste au côté de l’ancien pilote de formule 1 et des 24 heures du Mans Jean-Christophe Bouillon. Cette année, 3500 invités sont attendus sur les 5 circuits précédemment cités et plus de 7000 essais seront réalisés.

Une séance de briefing 

Avant de prendre le volant, une séance de briefing s’impose à nous. Animée par le journaliste-essayeur  Yves Bey-rozet (Sport auto) et l’expert automobile Morgan Picard, nos deux animateurs nous retracent avec humour toute l’histoire d’AMG. Pour faire court, AMG fut créé par deux ingénieurs du département compétition de Mercedes-Benz en 1967, la première AMG (Mercedes 300 SEL 6.8) a été construite en 1971 et a fini en deuxième position aux 24 heures de Spa.  Depuis, Mercedes a racheté l’entreprise AMG, et construit ses « dream cars » à Affalterbach. A noter que chaque moteur Mercedes-AMG est unique, en effet, chaque moteur est assemblé à la main par un unique ouvrier qui une fois l’assemblage terminé, appose une plaque portant sa signature.

De la théorie à la pratique  

Dans un premiers temps, on débute les essais par la CLA 45 AMG et la A45 AMG 4Matic. Ces deux modèles disposent du 2.0 L Turbo de 360 chevaux. Par choix personnel, je prends le volant de la CLA 45 AMG. Le premier atelier consiste à accélérer franchement jusqu’à 90 Km/h puis à freiner sec au franchissement des plots. De une, je m’aperçois très vite que le CLA 45 AMG ne manque pas de puissance car il passe de 0 à 100 Km/h en 4.6 secondes, de deux, que les freins ont du mordant car il m’a fallu seulement quelques mètres pour stopper net ce CLA. Au deuxième atelier, le freinage d’urgence se fait sur sol « glacé », comme prévu le freinage s’est fait sur une plus grande distance mais surtout, que la voiture est restée maniable et accrochée en permanence au sol grâce aux freins AMG haute performance. Le 3éme atelier démontre la capacité de l’auto à maintenir sa trajectoire sans toucher à la pédale de frein et ce malgré une route mouillée et une entrée de virage à 90Km/h. Je dois tout de même avouer que l’exercice n’est pas facile : par instinct, nous avons tendance à freiner à l’entrée du virage surtout si notre vitesse est élevée, mais là, j’ai réussi à faire face à mon instinct grâce aux conseils du moniteur. 4 éme et derniers atelier avec la CLA 45AMG : le slalom. Même vitesse qu’auparavant, le véhicule ne quitte pas la route et se montre très agile.

Passons aux choses sérieuses

IMG_8681

Là, je dois vous avouer que ce fut la partie la plus intéressante du programme. D’autant plus que je n’ai pas eu l’occasion d’essayer la CLA 45AMG sur circuit, mais là, je suis bien servi. Plusieurs modèles sont disponibles: C 63 AMG Edtion 507, SLK 55 AMG, SLS63 AMG Coupé, E 63AMG, CLS 63 AMG Shooting break, et pour finir, CLS 63 AMG berline.

Commençons par la C63 AMG Edition 507. Aux premiers abords, le bolide respire la sportivité. A souligner que cette version développe comme son nom l’indique, 507 ch. Dès les premiers tours de roues, la voiture ne demande qu’à accélérer toujours plus. L’accélération est surprenante, un 0-100 Km/h abattu en 4.4 secondes pour une vitesse maximale de 280 Km/h. A ce niveau de vitesse, on est carrément scotché au fond du siège qui au passage est très confortable. Dans les virages, le freinage et la direction sont justes parfait. Ah, mais que serait un article sur une C63 AMG sans parler de son bruit ? Il est juste magique. A vrai dire, j’ai trouvé cette C63 AMG très agressive voir même bestiale, bref, c’est l’un de mes coups de cœur !

Mon second choix s’est porté sur la E63 AMG. Une philosophie différente de la C63 AMG qui elle cible une clientèle plus jeune. La E63 AMG est plus une voiture de « papa », sa carrure est autoritaire mais rassurante, son design lui et sportif mais sage. Attention tout de même, à la moindre sollicitation de la pédale d’accélération, les 557 ch sont là, même bien là. Un 0-100 Km/h en 4.2 secondes grâce à son V8 Bi-turbo. Dans les virages, j’étais collé au siège grâce aux coussins latéraux qui se gonflent/dégonflent au fil des virages. En tout cas, je me suis bien amusé avec cette E63 AMG car il  fallait faire corps avec la bête à cause de son poids plus imposant.

Pour finir en beauté l’essai AMG, j’ai opté pour la SLS AMG. Une voiture hors du commun  à tous les niveaux. Déjà par son esthétisme, un long capot à ne plus en finir, et des portes papillons qui attirent tous les regards, mais aussi par son moteur de 591 ch qui avale le 0-100 Km/h en 3.7 secondes. Avant de s’installer au volant, il faut déjà commencer par un peu de gymnastique pour accéder au poste de conduite. Et puis là, on ne peut plus dire qu’on est assis mais « allongé » sur le siège. La caisse est très basse à croire qu’on frôle le sol et à la fois très large, il m’a donc fallu quelques minutes pour prendre en main le gabarit de ce félin d’autant plus que le circuit du CERAM ne pardonne aucune faute. L’accélération est brutale accompagnée par une mélodie jouissive. La SLS AMG aborde les virages avec une vitesse étonnante et reste stable quel que soit les circonstances. Bref vous l’aurez compris, c’est une vraie voiture de pilote et on peut clairement parler de Dream car.

En fin de journée, je monte aux côtés de Jean-Christophe Bouillon à bord de la E63 AMG pour se diriger vers de l’anneau de vitesse. Plus la voiture prend de la vitesse et plus elle monte haut à l’extérieur du virage. On atteint rapidement les 250 Km/h et une inclinaison proche de 45°. A cet instant, l’effet centrifuge nous pousse vers l’extérieur et l’appareil à photo dans mes mains devient lourd.  Lorsque l’on regarde le pilote, il est calme et détendu l’impression que la manœuvre est facile, à la portée de tout le monde et sans danger. Mais lorsque l’on regarde le compteur de vitesse et les barrières de sécurités qui défilent à toute vitesse à quelques centimètres, on remet les pieds sur terre et le taux d’adrénaline grimpe en une fraction de seconde.

Hélas, c’est déjà la fin de journée au CERAM, et je n’ai pas pu essayer la CLS 63 AMG et la SLK 55 AMG mais voici quelques images de ces 2 modèles que j’espère essayer à l’occasion !

Nos remerciements à Séverine Bertoux, Jérémy Ziegler et Clémence Madet pour l’invitation. Aux instructeurs qui grâce à leurs conseils, j’ai passé un pur moment de plaisir et aux membres de l’équipe toujours là aux moindres tracas !