L’information est discrètement apparue en milieu de semaine mais il semblerait que chez GM on songe à un New Opel, un peu à la façon de New GM  il y a deux ans, genre, on change tout mais en fait on change rien ou presque et c’est nouveau !

Nous en saurons effectivement plus dans une année quand Opel aura achevé sa restructuration se sera séparé de ses 8.000 salariés anversois et aura vendu au plus offrant son site belge mais il semble que du coté de Détroit, on perde patience et surtout on semble ne plus supporter les pertes de la filiale allemande du groupe automobile américain. Ainsi 2010 se clôture sur une perte totale pour Opel ( et Vauxhall ) de quelque 1.4 milliards d’euros et la direction financière du groupe attends un retour dans le vert pour l’exercice 2011 et une décision importante pourrait être prise en 2012 pour la marque au blitz.

Du coté Opel , on voit assez sereinement l’avenir grâce à un marché en hausse, des frais de restructuration qui vont passer de 1 milliard à 500 millions environs, une masse salariale qui va diminuer de 17.39% environ et la vente de sites qui devrait rapporter de jolies sommes. Yves Pasquier-Desvignes d’Opel France souligne qu’on parle « d’un New GM mais on peut aussi parler d’un New Opel car nous avons une nouvelle philosophie, une nouvelle stratégie, une nouvelle signature et de nouveaux produits prometteurs ! » .

Cette nouvelle stratégie est déjà visible au travers de l’Insignia qui est vendues aux USA sous le logo Buick ou la Chevy Volt qui va arriver en Europe sous le logo Opel en fin d’année. Et si tous ces efforts ne mènent à rien, pourtant les ventes d’Opel sont à la hausse, des cadres dirigeants de GM font savoir qu’il faudra passer par des mesures fortes. Pas question de vendre Opel qui appartient à GM depuis 82 ans car le groupe automobile US a vraiment besoin du savoir faire de Russelheim en matière de petites autos, de voitures mondiales, de design et de R&D pour les moteurs ( les voitures de GM aux USA adoptent de plus en plus les moteurs Ecotec nés en Europe ) , donc pas question de vendre à un autre constructeur par contre si les chiffres positifs ne sont pas là dans une années, il va falloir prendre des mesures radicales disent les gens de GM mais aussi les experts et analystes. Et la mesure qui tient la corde, c’est une vieille marotte du constructeur américain et cela porte le doux nom de… rebadging ! Si si, Opel pourrait disparaitre du paysage automobile en tant que tel mais pas es produits qui serait rebadgés Buick. Buick étant naturellement positionné au dessus de Chevrolet, cela permettrait à GM d’avoir en Europe une marque généraliste et abordable, Chevrolet ( objectif : 1 millions de Chevy/an ), une marque premium, Buick et une marque de luxe , Cadillac. Le raisonnement se tient sur le papier et en théorie mais l’affaire Buick est quelques chose de difficile à envisager en Europe pour l’instant. Notre « vieux » marché n’est pas celui de la Chine et le succès de Buick n’est pas du tout assuré tant la marque est quasi inconnue chez nous et sans image, encore moins que Chevrolet il y a une quinzaine d’années ! Et il reste le coté affectif et attachement des européens à Opel et Vauxhall qui n’est pas quantifiable exactement ou mesurable. le même problème se pose pour Holden en Australie.

Une affaire importante que nous suivrons dans les mois à venir ou plus surement début 2012. Je finirais quand même avec une quasi certitude, le fait de devenir Buick ne remettra surement pas dans le « vert » comptable la filiale allemande de GM .

 

Via L’Express, FAGZ, l’Expansion.