voiture d'occasion reconditionnée2

Si l’idée n’est pas nouvelle, c’est la première fois qu’ouvre en France une lieu industriel entièrement dédié au reconditionnement et à la remise en état des voitures d’occasion. On doit cette initiative à l’un des trois ou quatre gros mandataires français, Aramis Auto.

Bien sur certains nous parleront des occasions mises en vente dans les réseaux de distribution des constructeurs mais même si les appellations, les couleurs sont nationales ou même européennes, la préparation et la remise en état est laissée à la gestion de chaque distributeur et de son atelier (NDLA : N’oublions pas que le V.O permet aux ateliers de sortir des heures et au MPR de facturer de la pièce détachée). Ici avec cette nouvelle usine drômoise située à Donzère, Aramis Auto passe à la vitesse supérieure avec un site dimensionné pour sortir plus de 10.000 véhicules d’occasion reconditionnés chaque année. Aramis a investi deux millions d’euros dans l’aménagement de cette usine

Si cette usine à reconditionner des véhicules destinés à l’important marché hexagonal de la voiture d’occas’ (3 fois le marché du véhicule neuf) ne dispose pas encore de chaîne à avancement automatique, elle s’en rapproche dans son esprit avec des postes de travail installés rationnellement et dans l’objectif d’obtenir la meilleure efficacité. Chez Aramis Auto, on explique que ce site a été choisi pour des raisons de praticité (locaux tout récents), d’accessibilité et de proximité avec des points de vente de l’entreprise. La direction laisse d’ailleurs entendre qu’un second site pourrait être installé au nord de Paris ou de l’Ile de France. A terme, c’est à dire dans quelques mois, le site donzèrois emploiera quelques 80 salariés qui travailleront en trois équipes.

Une fois la voiture d’occasion « checkée » par des personnels spécialisés, elle est référencée puis mise en « chaîne » pour sa réfection et son reconditionnement tant pour la carrosserie, la mécanique que son habitacle. Guillaume Paoli, le PDG de l’entreprise d’expliquer :« L’industrialisation nous permet de réduire les coûts et d’offrir des prix légèrement en dessous du marché (de 6.000 à 35.000€) pour des véhicules de qualité supérieure à la moyenne du marché, dans un état mécanique excellent et avec une garantie “satisfait ou remboursé” d’une durée de 12 mois ou 15 000 km sans entretien. » Les voitures concernées par ce processus de remise en état industrialisé ont au maximum 7 ans et 120.000 km… ce qui permet aussi à Aramis de minimiser ses risques et leur coût financier. Effectivement une voiture de 2007, correctement entretenue, avec 75.000 ou 85.000 km au compteur est loin d’être fatiguée ou une peau de chagrin. 

Cette nouvelle démarche industrielle vis à vis du V.O montre l’importance de ce marché où beaucoup d’acheteurs se retrouvent par la faute d’un budget suffisant ou de prix de vente en neuf trop élevés ou même par choix personnels. L’entreprise espère aussi pouvoir vendre près d’un tiers de ces autos reconditionnées à des professionnels de la vente automobile, les deux autres tiers se destinant à la vente aux particuliers via le site internet d’Aramis ou les points de vente situés sur le territoire. Une démarche qu’il faudra suivre au fil des mois pour vérifier sa pertinence mais plus encore si les clients et les ventes sont au rendez vous.

NDLA : V.O = Véhicule d’occasion.

Via AramisAuto, FranceInfo, LeDauphiné.