L’information n’est pas encore officiellement confirmée mais selon Bloomberg Businessweek, le principal actionnaire du constructeur de Gaydon souhaiterait se désengager de l’entreprise britannique. 

Le fond koweitien Dar Investment Co. envisagerait de se retirer de l’activité automobile et particulièrement d’Aston Martin qui est actuellement en difficulté (nous en avons déjà longuement parlé). Aussi il aurait mandaté la banque Rothschild pour trouver un acquéreur susceptible de le remplacer au sein du capital d’Aston Martin.

Dar Investment Co. détient actuellement 64% du capital du constructeur anglais en association avec Prodrive (société appartenant à David Richards) qui détient le solde c’est à dire 36%. Le fond koweitien espère obtenir au minimum 800 millions de dollars (630 millions d’euros) de la vente de la totalité de ses parts dans Aston Martin.

A ce jour, il semble que la seule proposition faite émanait du constructeur Mahindra mais l’offre faite par le groupe indien était inférieure à ce que souhaite les koweitiens. Au chapitre des postulants actuels, il n’y a pas foule et seul Toyota se serait penché sur le cas Aston puisque le 1er constructeur japonais aurait fait faire un audit d’Aston Martin et de sa situation commerciale et financière. La piste Toyota peut se tenir puisque les deux marques coopèrent un peu au travers du partenariat mis en place autour du couple IQ/Cygnet.
Mahindra, Toyota et puis c’est tout pour l’instant !

Si tous les protagonistes se refusent à faire le moindre commentaire et on les comprend, il apparait désormais inévitable qu’Aston Martin s’adosse à un grand groupe automobile ou industriel s’il ne veut pas se trouver dans la même situation que dans les années 80, c’est à dire au bord du gouffre et de la disparition. L’affaire est sérieuse et importante car la pléthorique gamme Aston ne séduit plus comme il y a une dizaine d’années. A force de vrais restylages en fausses nouveautés, de renaissance de noms réputés, le constructeur britannique ne se grandit pas et porte même un peu atteinte à son image de marque.
Nous allons voir très bientôt apparaitre  les « nouvelles » Vanquish Volante et Rapide restylée mais les évolutions tiennent désormais plus de la com’ et du rapiècement que de la nouveauté aguichante et séduisante. On en veut pour preuve la future Rapide 2013 qui monte en gamme de puissance et en prix alors que pour aider cette belle berline de luxe, il fallait faire l’inverse pour se positionner avec un moteur V8 suffisant, en face des Panamera, CLS ou nouvelle Quattroporte qui ont pour elles… des tarifs plus raisonnables !

Un dossier à suivre.

Via Bloomberg.