La marque de Gaydon relance ses gammes au moyen de deux éditions spéciales.

« Il faut bien vivre » pourrait être la devise d’Aston Martin. Entre ses problèmes de pédale d’accélérateur et l’alliance avec Mercedes qui va prendre encore du temps à se concrétiser, la marque anglaise se doit de faire avec ce qu’elle a pour écouler sa production. Et quoi de mieux que quelques séries limitées pour cela ? Celles-ci concernent les V8 Vantage et DB9, respectivement dans des déclinaisons N430 et Black & White Carbon.

Commençons par la V8 Vantage, le petit coupé de charme de la marque anglaise depuis 2005. Après avoir connu moult versions (V12, Zagato…), elle devient la V8 Vantage N430 au moyen du V8 4,7 l pour 436 chevaux de la Vantage S, développant 430 chevaux, transmis soit à la boîte robotisée Sportshift II 7 rapports, soit à la boîte manuelle 6 vitesses jusque là indisponible sur la Vantage S normale. Pour l’occasion, l’échappement a été revu afin d’être plus musical. A mi-chemin entre radicalité et luxe, la V8 Vantage N430 ne cache cependant pas ses velléités sportives, puisqu’elle réalise le 0 à 100 km/h en 4,6 secondes, et culmine à 306 km/h.

Ces performances sont permises par une légère baisse de surcharge pondérale (- 20 kg) et par un pack aérodynamique composé de pièces faites de fibre de carbone ainsi que de jantes alliage spécifiques à 10 bâtons. Extérieurement, la N430 reprend les qualités esthétiques des N400 et N420, au moyen d’un biton faisant ressortir la « bouche » de la calandre au liseré coloré. Sont aussi décorées les coques de rétroviseurs, lame du diffuseur et les arches latérales. L’une de ses compositions de couleurs s’appelle  « Club Sport Graphics », et reprend les teintes jaune / vert du concept-car CC100 Speedster. Ce n’est pas le seul choix possible, puisque les photos communiquées par la marque présentent un biton bleu/rouge.

A l’intérieur, les sièges baquets faits de carbone et kevlar siglés ne masquent pas leur origine sportive, et sont revêtus d’alcantara. Le volant, avec palettes pour la boîte Sportshift II, est en magnésium. Malgré la musique du V8, le confort acoustique est assuré par une sono Bang & Olufsen de 1000 Watts. Et puisque depuis l’Ecclésiaste « tout est vanité », des matricules spécifiques « Vantage N430  » sont apposés sur les seuils de portière. Si le coeur vous en dit, elle sera lancée en septembre, ce qui laisse le temps pour la réflexion ou pour faire les dernières économies nécessaires à son achat.

Continuons avec la DB9, le grand coupé bourgeois d’Aston, qui se décline en « Black & White Carbon ». Derrière ce nom, deux teintes de carrosserie (soit noir, soit blanc, comme l’indique le nom) et des décors en fibre de carbone (intérieur des feux, lame du bouclier avant, diffuseur, coque et pied de rétroviseurs) ou simplement en noir (pour le cerclage du vitrage). L’ambition de ces DB9 est d’être sportives en plus d’être chic, puisque ces décorations participent d’une légère baisse de poids confirmée par la dotation en jantes 10 branches de 20″ forgées en alliage léger. Pour autant le moteur n’évolue pas et reste le V12 510 chevaux pour 620 Nm. Si cette DB9 vous tente, elle est d’ores et déjà commandable.

Terminons avec une question : à quand du sang neuf ? Certes la Vanquish a été renouvelée, et la Rapide S, restylée (avec plus ou moins de goût, mais qu’importe). Il n’empêche que le beau label britannique -et ses nombreux fans !- attendent de pied ferme que le centenaire célébré l’an passé avec notamment le concept-car CC100 soit suivi de véritables nouveautés.

Via Aston Martin.