La concession chic du constructeur Bavarois a proposé deux expositions différentes en quelques semaines autour de ses voitures.

L’un est couturier, l’autre est photographe, chacun est français et leur autre point commun est d’avoir vu leurs créations exposées par BMW dans son espace de l’Avenue George V (Paris VIII) dans le fameux « Triangle d’Or » cher aux boutiques de luxe de la capitale. Compte-rendu de visite de ces deux animations connexes au monde de la culture et de celui de l’automobile.

Le premier s’appelle Franck Sorbier, il est le seul Maître Art couturier nommé par le Ministère de la Rue de Valois, et a pour spécialité la haute-couture de mode dont il coud certaines de ses créations. Natif du Pays-Basque, après avoir travaillé 10 ans dans le prêt-à-porter, il passe à la haute couture en 1999 et œuvre à partir de chutes de tissus, de la récupération qui amène à des mosaïques de couleurs, qui se traduit par une « technique de compression, en hommage à César ». Le styliste développe ainsi tôt une conscience du « zéro déchet », bien plus à la « mode » aujourd’hui. Précurseur, peut-être l’est-il également dans sa conception de ce que doivent être ses créations. M. Sorbier déclare ainsi que « [ses] collections doivent être universelles, ne rejeter personne, être portables. Je ne fais pas des vêtements pour les mettre sur des cintres », tout comme l’automobile doit à la fois être belle et fonctionnelle. « La haute couture est un moyen d’expression plus qu’un but en soi », dit aussi M. Sorbier : rouler en voiture en est peut-être un autre.

Le second est Manolo Chrétien, photographe de l’aérodynamisme et grand amateur de formes courbes. Il fige sur pellicule les avions autant que les corps ou les éléments, et les carrosseries automobiles ne sont jamais loin puisqu’il les poursuit depuis 1995 sur toute la surface de la planète. En 2006, il commence le projet « Citillusions », qui mêle ville et illusions à travers de photos de reflets de paysages urbains sur des carrosseries de voitures, à l’arrêt ou en mouvement.

Dans son ouverture culturelle, BMW soutient M. Chrétien qui a réalisé « BMW Citillusions », des clichés de reflets de Paris pris depuis le reflet de carrosserie d’une Série 4 Coupé. De quoi poursuivre son concept de l’art photographique : l’ « anémorophose », néologisme et mot valise composé du vent (anémos) et de la forme (morphos).

Et en trame de fond à ces deux expositions, on retrouve des BMW. La gamme actuelle, bien-sûr, notamment les dernières Série 4 GranCoupé et la super-sportive i8 toutes deux en instance de lancement, tandis que les derniers modèles mis sur le marché que sont le coupé M235i, la M6 ou l’électrique i3 sont accessibles au public. Mais que serait le présent sans le passé ? Ainsi qu’Hannah Arendt l’écrivait, le présent éclaire son propre passé, et c’est à la lumière d’un groupe Bavarois en pleine expansion que l’on regarde le coupé 3.0 CSL avec un certain recul.

Lointain ascendant de la Série 6 d’aujourd’hui, la pureté de ses lignes rappelle que la simplicité des traits et des proportions n’a jamais nuit à la beauté d’une voiture, tandis que sa calandre en nez de requin serait bien impossible aujourd’hui eu égard aux normes de collision des piétons. Une même marque, mais une autre époque, pas si éloignée, pour une autre façon de vivre l’automobile.

C’est au BMW George V que la nouvelle sportive de BMW, l’i8, a fait sa première parisienne. Atypique, ce coupé à vocation de « supercar » explore de nouvelles solutions techniques, telles qu’une structure en fibre de carbone, mais aussi une motorisation hybride de 362 chevaux, partagés entre un L3 1,5 l biturbo en propulsion et un bloc électrique sur le train avant (respectivement 231 et 131 chevaux). De quoi peut consommer, avec 2,5 l/100 km annoncés par BMW, une valeur si basse que l’on reste à 49 g de CO2/km, et que la marque bavaroise promet 8 l/100 km à allure soutenue. Si l’on peut d’ores et déjà la commander, les premières livraisons se feront en juin prochain.

Le Brand Store George V de BMW se situe au 30 de l’avenue George V, Paris VIIIème arrondissement.

Crédit photographique : François Mortier pour BlogAutomobile.fr