Commercialisée de 1989 à 1999, la BMW Série 8 première du nom a toujours eu une place à part dans l’histoire du constructeur à l’hélice. Entre design innovant et séduisant et caractère souvent jugé fade, hormis en 850Csi, le grand coupé bavarois n’a pas connu une grand carrière commerciale. C’est pourquoi, il fut remplacé par une Série 6, pour couper le cordon. Mais comme l’histoire n’est pas une ligne droite et régulière, c’est bien désormais la Série 8 Coupé qui viendra chapeauter la pléthorique gamme allemande en novembre prochain.

C’est en marge des 24h du Mans que BMW a levé le voile sur la version définitive du modèle. Rappelons qu’un concept extrêmement proche nous avait été présenté lors du dernier salon de Genève. Rappelons également bien sûr que la marque est engagée sur ces mêmes 24h avec des M8 GTE. Vous ne devriez donc pas être surpris par les lignes qui se dessinent sous vos yeux.

Disons le de suite : la voiture en impose, entre élégance sportive et sportivité distinguée. Elle paraît immense mais ne fait “que” 4,85m. Son profil élancé et fluide avec un pare-brise très incliné, posé sur un châssis surbaissé aide beaucoup. Les flancs sont largement creusés de deux lignes qui se rejoignent virtuellement au centre de la roue arrière. Les hanches sont musclées et dynamiques pour asseoir l’auto. L’aéro est soignée, jusqu’aux rétroviseurs qui participent au flux d’air dixit BMW. De l’avant, c’est nettement plus agressif (surtout en finition MSport) avec un pare-choc particulièrement travaillé et ajouré. Le traditionnel haricot est étiré, presque en hexagone et couvre toute la surface entre les phares. Les phares justement suivent la même tendance en s’étirant pour aller largement déborder sur les ailes. Le capot nervuré achève le tableau de la sportivité. De l’arrière, c’est pareil mais en version ++ : larges échappements rectangulaires et feux effilés se font de l’oeil. La malle remonte en quasi becquet. De larges ouïes verticales pour refroidir les freins encadrent le diffuseur et donnent le ton. L’intérieur est dans la même veine : luxueux et sportif, très BMW dans l’âme, les habitués s’y sentiront rapidement à l’aise.

Sous le capot, en attendant la très sportive M8, deux moteurs seront disponibles : un 6 en ligne diesel de 320 ch et 680 Nm de couple (pour les rouleurs pas sportifs bien que BMW qualifie de sportive cette version) et un nettement plus alléchant et tout nouveau V8 4,4l de 530 ch et 750 Nm. Les turbocompresseurs placés dans le V, le système d’injection directe d’essence, le bouclier thermique, le système de refroidissement, le dispositif d’allumage électronique, l’électronique du moteur et le carter ont été totalement revus. Les deux moteurs sont dotés d’un Twin Turbo mais surtout d’une transmission intégrale obligatoire (XDrive avec répartition adaptative du couple) et d’une boite de vitesses à 8 rapports fournies avec ses palettes.

Côté châssis, BMW nous promet légèreté (1 965kg, youpi chef, on est sous les 2 tonnes… à vide), réactivité et confort. Normal, c’est avant tout une GT cette voiture, pas une bête de rallye enchaînant les épingles. Suspensions adaptatives avec amortisseurs à régulation électronique devraient s’occuper de tout ceci.

Les dotations de série seront riches en systèmes semi autonomisant de toute sorte (et les options chères). Gageons que la mode de la personnalisation viendra permettre aux futurs acheteurs de rendre leur voiture un peu spéciale. Et s’ils ne veulent pas, nous aurons probablement de nombreuses Série 8 grises et noires et ce sera déjà très bien. A 99 700€ en diesel et 124 750€ en essence, les prix sont connus, à vos chéquiers.

Crédit photos : BMW