En voilà un concept qui fait couler de l’encre et des pixels ! Si le Vision iNext n’innove pas vraiment par son orientation (un SUV 100% électrique), c’est plutôt par son design assez… innovant (oui, on va dire ça) qu’il peut interpeller.

BMW était un des pionniers de l’électrique et hybride de grande diffusion avec son urbaine i3 et sa sportive i8. Mais le marché est en train de mûrir et surtout les concurrents arrivent. Outre Tesla, Mercedes et Audi ont grillé la politesse du bavarois sur le marché du SUV électrique, porteur de marges juteuses. Mais BMW prend son temps et promet un véhicule de série d’ici…. 2021. De quoi sans doutes habituer le public à son design plutôt clivant.

Le point le plus sujet à la controverse est bien évidemment la gigantesque calandre verticale, caricaturant le dessin habituel du double haricot. Tout en hauteur, ourlée de bleu, elle abrite la multitude de capteurs destinés à la gestion de la conduite autonome. Les doubles phares LED sont réduits à leur plus simple expression et rejetés tout en haut de l’immense bouclier. Le regard de Vision iNext est totalement différent du style BMW actuel. La marque semble d’ailleurs prendre actuellement un malin plaisir à adapter ses calandres suivant les modèles. Il n’y a qu’à comparer les proues des iX3, Z4 et Série 8 pour constater les écarts. Mais il faut avouer que pour iNext, ils y sont quand même allés un peu fort !

En dehors de cette calandre, le reste du design extérieur est également en rupture avec le dessin habituel à la marque. Même le traditionnel Hofmeister Kink, symbole des carrosseries BMW depuis les années 60 a disparu ! Comme autre signe distinctif, nous retrouvons une encoche à la jonction des portes avant et arrières, déjà vue sur les i3 et iVision Dynamics. Les flancs sont très plats, sans aspérités ni nervures. Les passages de roue sont très marqués et aplatis, un peu dans l’idée d’une… Peugeot 3008 Mk. 1 ! La peinture, baptisée Liquid Greyrose Copper, varie selon l’éclairage. Vous avez dit TVR Saggaris ?

La partie arrière est formée d’un gigantesque panneau de hayon, débordant très largement sur le pavillon et les côtés. Les feux sont réduits à de minces lamelles de LED. Des panneaux noirs sur la custode viennent rappeler la famille “i”. Ils sont ici habillés de LED configurables. Comme tout bon concept car, on retrouve les rétroviseurs-caméras et les portes antagonistes. Si les premiers pourront voir le jour en série, les secondes ne devraient a priori pas sauter le pas de la mise en production (quoique… il y a bien eu l’i3).

L’habitacle se veut hyper lumineux et dépouillé, aidé en cela par les grandes surface vitrées du concept. La planche de bord est construite autour de deux écrans LCD fixes. Le volant est quant à lui rétractable et ne sort qu’à la demande car, bien sûr, iNext est avant une voiture autonome. Tout le concept de l’habitacle est conçu autour de cette idée en misant sur le confort avant tout. Oubliez baquet et autre conduite hyper sportive, vous n’êtes pas dans la bonne BMW, même si elle dispose d’un évocateur mode “Boost”. La conduite autonome de niveau 5 est quant à elle dévolue au mode “Ease” et promet l’autonomie totale.

Le concept se veut bien sûr tout électrique, mais BMW ne communique aucune information sur la motorisation, les performances ou l’autonomie. 2021, c’est loin, et tout cela a encore le temps d’évoluer grandement.

D’un design disons… audacieux, iNext doit être vu comme un laboratoire d’idée dans lequel BMW va piocher. Un véritable concept car, mais pourtant pas si éloigné d’une version de série. Regardez bien son profil. Il s’agit très clairement d’une grande i3 sur des grosses roues. Même la planche de bord n’est pas complètement farfelue. Les couleurs et matériaux sont proches de ceux de certaines ambiances i3. Par contre, la calandre, il va falloir qu’on en parle…

Crédits photos : BMW