Bonus Malus écolo 2014

« Non il n’y aura pas d’augmentation des impôts ! Non le gasoil ne va pas voir sa fiscalité augmenter en 2014 mais qu’est qu’on va mettre au Bonus Malus écolo en 2014 surtout que l’on est quasiment dans le cadre des recommandations faites par les « sages » de la Cour des Comptes »… Voilà ce qu’on a du se dire du coté de Bercy en élaborant le PLF 2014 et le chapitre « fiscalité automobile ».
Effectivement si l’on regarde le système mis en place depuis 2008 au nom de l’écologie, il n’a jamais été bénéficiaire du fait de l’adaptation des constructeurs et de leurs productions ainsi que de la fameuse chasse au gros bonus.

Si l’on en croit Les Echos à paraître ce mardi, le Malus 2014 va être durci de deux façons car il coûte trop cher à l’état :

– D’une part son montant maximum devrait passer de 6.000€ actuellement à 8.000€ l’an prochain.
– D’autre part le niveau d’émission de CO2/km déclenchant l’ensemble des Malus devrait être inférieur au seuil actuel et par conséquent il concernera plus de voitures qu’actuellement. Pas encore d’annonce des nouveaux seuils mais les bruits de couloirs parle d’un abaissement possible de 10 à 20 g/km

Le Bonus n’échappe pas à la réforme puisque ses montants et le nombre de véhicules concernés sera réduit. Ainsi la réduction voire même la disparition du bonus sur les voitures à petits moteurs thermiques (vous savez ceux qui émettent entre 95 et 105 g/km) semble actée et définitivement entérinée par l’état.
Seules les voitures hybrides et électriques garderont une réelle incitation à l’achat avec le Bonus écolo mais il se pourrait bien que les montants soient réduits notamment pour les hybrides.

Rien que le dispositif du Malus devrait rapporter environ 100 millions d’euros à l’état français… sauf si le marché plonge encore plus qu’actuellement car avec de telles mesures, la relance du secteur automobile via le marché et ses dérivés (entretien, consommation de carburant, emplois) n’est pas pour 2014. On pourra même craindre une baisse plus marquée que prévue qui ne jouera certainement pas en la faveur des constructeurs et ceci qu’ils soient français ou non !

Via LesEchos.