C’est de l’ordre du possible puisque le constructeur alsacien vient de déposer à l’Office Européen de la Propriété Industrielle et Intellectuelle le nom de Rembrandt.
Non Bugatti ne va pas rendre hommage au grand peintre néerlandais du XVIIeme siècle mais plus surement à Rembrandt Bugatti, le petit frère d’Ettore né en 1884 à Milan et décédé en janvier 1916 à Paris en se suicidant lors d’une période difficile et incertaine de sa vie.

Rembrandt Bugatti..

Il est le plus jeune des enfants de Carlo Bugatti et le frère d’Ettore et de Déjanice. Dès l’age de 6 ans, Rembrandt dessine beaucoup et fort bien. Très vite il développe un vrai talent pour le dessin et la sculpture qu’il développe avec de très nombreux croquis et le travail de la plastiline. Au tout début du XXeme c’est un sculpteur remarqué et il vient s’installer très vite à Paris. Il travaillera avec adresse et savoir faire la fonte à cire perdue en argent ou en bronze. Il devient très vite un sculpteur animalier et exerce son savoir faire à Paris puis à Anvers qui profite à l’époque d’une superbe jardin zoologique. Entre les années 1906 et 1914, il crée un vrai bestiaire fait essentiellement d’animaux sauvages et d’animaux de la ferme. 1911 est de la début de la vraie reconnaissance pour Rembrandt Bugatti puisque la grande galerie Hebrard expose une centaine de ses oeuvres qui sont parfaitement dans la mouvance artistique du moment.

Entre le début du siècle, le sculpteur s’inspirera du fauvisme, du futurisme et du cubisme en vogue à cette période. Hélas la Grande Guerre arrive, les animaux du zoo d’Anvers sont tués lors de l’avancée allemande et dépité Rembrandt s’engage dans la Croix Rouge avant de s’engager dans l’armée italienne à l’été 1915. Guerre oblige, les galeries parisiennes ferment et les commandes se font très rares. Reformé fin 1915, l’artiste ne veut pas de l’aide de son frère et début janvier 1916, il met fin à ses jours dans son atelier parisien.

C’est en hommage posthume qu’Ettore et Jean Bugatti reprendront l’éléphant dressé (sculpture de 1904)pour créer en argent ou bronze argenté la mascotte du bouchon du radiateur de la Bugatti Royale en 1926. 

Il est donc fort probable que Rembrandt annonce une nouvelle série de trois exemplaires de la Veyron qui prendrait place dans la lignée des 18 modèles prévus pour commémorer les personnalités qui ont marqué la vie de Bugatti. Ainsi après les Veyron Légende Jean Pierre Wimille et Jean Bugatti, nous devrions très bientôt découvrir une Bugatti Veyron Grand Sport Vitesse Légende Rembrandt Bugatti. Reste à savoir si le fameux éléphant dressé sur ses pattes arrière sera de la partie sur l’actuelle petite calandre en fer à cheval ?

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NDLA : Une petite info (à confirmer toutefois dans les prochaines semaines) qui court depuis quelques jours et qui nous a été rapportée depuis l’Alsace, Bugatti travaillerait sur un grand, puissant et luxueux SUV… A suivre…

Via Autoblog, Bugatti.