Essai Seat Leon ST Cupra 300 - Road trip Finlande (photos)

Après l’automobile, une autre passion devient très prenante : voyager. Découvrir le monde ou même la France est devenu pour moi en quelques années un besoin important. Par chance, ces deux passions peuvent facilement se marier et m’amener à découvrir des lieux magnifiques. Comme vous avez déjà pu le découvrir par exemple en Volvo aux Pays-Bas ou en Infiniti dans les montagnes suisses. Alors quand au début de l’été Seat me propose de les rejoindre en Finlande les trois premiers jours de septembre pour célébrer la rentrée, mon sang ne fait qu’un tour. D’autant que les voitures proposées semblent parfaites pour parcourir près de 1000 km sur les mythiques routes du Rallye des 1000 lacs : la gamme 4Drive dont la puissante Leon ST Cupra et le très joli Ateca FR.

Mais avant de commencer, il vous faut quelques données d’entrée. Le nom de ce célèbre rallye n’est pas anodin, la Finlande, qui occupe 338 145 km², se voit recouvert d’environ 188 000 Lacs, oui oui cent quatre-vingt-huit mille lacs, vous avez bien lu. Cela représente tout de même un peu plus de  9 % de la superficie, alors qu’on estime à seulement 0,26 % en France.

Allez c’est parti !

Nous décollons de l’aéroport Charles de Gaulle à Paris pour un vol d’environ 3 heures. Avec le décalage horaire nous perdons malheureusement 1 heure. Après avoir atterri à Helsinki, la capitale, on prend un petit coucou à hélices direction Joensuu. Et c’est de là que commencera enfin ce road trip.

Avec mon collègue Nicolas de Speedguerilla, le jeu du choix des voitures nous fait tomber sur la Seat ST Cupra blanche. Cette nouvelle Cupra a été dévoilée fin janvier 2017, trois mois seulement après le léger restylage de la Leon. Elle bénéficie donc de ces quelques changements tels qu’une nouvelle calandre ou des feux arrière à LED mais surtout d’évolutions stylistiques pleinement dédiées à cette version sportive. Ainsi on retrouve des prises d’air beaucoup plus larges à l’avant, deux gros pots d’échappement de part et d’autre ou encore un spoiler à l’arrière. On notera même la présence d’étriers de frein rouge. La Leon Cupra démarre à 35 195 € en version SC 3 portes BVM6 ou comme ici dès 40 315 € en version ST DSG6 4Drive. A ce prix, la voiture est déjà très bien équipée : caméra de recul, GPS, Full Link ou encore le très bon Seat Sound System à 9 haut-parleurs sont de série. Mais après quelques options (toit ouvrant à 820 € ou le chargeur induction à 200 € par exemples) notre modèle s’échange pour tout de même 44 660 €, hors malus de 4 890 € au 1er janvier 2018.

Nous sommes déjà en fin de journée et le roadbook prévoit simplement une boucle d’une soixantaine de kilomètres direction l’hôtel. On ne prend pas vraiment le temps de découvrir la voiture et on met le contact rapidement. A peine quitté ce petit aéroport qu’on se retrouve en pleine nature, le GPS nous demande de tourner à droite et c’est à ce moment précis qu’on est mis dans l’ambiance. Au milieu de la magnifique végétation un chemin de terre défile devant nous, les 4 roues motrices 4Drive étaient vraiment impératives et le système nous met vite en confiance. Au fil des kilomètres, on se rend compte qu’il y a des spots photo partout. Malheureusement le temps presse, le soleil joue à cache-cache avec les nuages et se couche rapidement. On finit donc par rejoindre notre sympathique hôtel qui nous attendait en plein centre-ville de Joenssu. Je ne pourrais pas vous vanter les qualités de cette petite ville de 75 000 habitants, je ne l’ai que très peu vue. Nous avons parcouru que quelques centaines de mètres à pieds afin de rejoindre le restaurant, malgré la présence de nombreuses universités, je remarque seulement que les rues sont relativement vides. Et ce sera le cas dans presque tout le pays, avec environ 18 hab/km², la Finlande se situe très bas dans le classement.

Spéciales de Rallye en Seat Leon ST Cupra

Le second jour démarre aux aurores, nous sommes réveillés par un grand soleil. Je n’imaginais pas pouvoir bénéficier d’une si jolie météo et de températures aussi clémentes en Finlande. Par chance on pourra réaliser nos photos en tee-shirt une grosse partie de la journée avant que les nuages reprennent le pouvoir.

Pour cette nouvelle journée, nous avons choisi de passer à bord de la Cupra dans sa sublime livrée Rouge Désir (760 €). L’équipe nous prévoit un circuit d’environ 400 km en direction de notre deuxième hôtel situé non loin de Mikkeli, capitale de la région de Savonie du Sud.

Les premières dizaines de kilomètres nous permettent de constater que notre ST Cupra se comporte bien en ville ou sur autoroute. Le gabarit de la voiture est facilement assimilable et la boite DSG6 est presque invisible, ne causant pas de secousse intempestive à chaque intersection. Sur autoroute, l’insonorisation semble avoir été bien travaillée et les suspensions pilotées (de série) filtrent totalement les irrégularités de la route. Grâce en plus à une très bonne habitabilité et un coffre de 587 litres on imagine bien partir en vacances, avec toute la petite famille et les milliers de bagages, sans prise de tête.

C’est d’ailleurs le moment de rappeler, à vous derrière votre écran avec la folle envie de programmer un tel road-trip en Finlande, soyez prévenus : la police veille ! Quelques agents peuvent être placés le long des routes, mais surtout, les radars fixes sont légions. Parfois distants d’à peine 3/4 km, avec des limitations de vitesse très changeantes, et en moyenne inférieures de 10 km/h qu’en France. De très nombreuses routes ne sont en plus pas du tout goudronnées (un bonheur pour notre voyage), votre voiture devra alors tenir le coup. D’autant que le changement est brusque, sans panneau, et limitée tout de même à 80 km/h. Enfin, les innombrables bosses pourraient vous offrir la possibilité de vous prendre pour le roi des pilotes de rallye, pendant quelques secondes, jusqu’à vous enrouler autour d’un arbre…

A ce sujet, il est enfin temps de retomber sur ces fameuses routes de terre. C’est magnifique, il fait beau, il fait chaud, j’en viens alors à penser que la Leon ST Cupra paraît être la voiture idéale pour parcourir les magnifiques spéciales du Rallye de Finlande. A la fois très puissante grâce à son moteur 2.0 litres TSI développant 300 ch et 380 Nm de couple, et très stable grâce aux 4 roues motrices, on s’amuse à passer fort un peu partout. Le tout dans un confort assez surprenant, en effet les suspensions pilotées nous évitent les sursauts intempestifs et les sièges offrant un parfait maintient nous ont épargné de quelconque mal de dos. Cependant il faut rester très prudent, malgré l’image en tête des pilotes passant à plus de 200 km/h avec des sauts atteignant parfois les 50 m, la visibilité est souvent totalement absente. Pour la petite histoire, ce Rallye des 1000 Lacs est apparu en 1951 et était là dès la création du Championnat du Monde WRC en 1973. Depuis, en 67 éditions, les pilotes finlandais se sont imposés 55 fois. Ces dernières années, seuls Sébastien Loeb (à 3 reprises), Ogier ou Meeke ont réussi l’exploit de gagner. En 2017, c’est d’ailleurs Esapekka Lappi, finlandais…, qui est ressorti victorieux.

Sur quelques chemins de traverse trouvés par hasard pour les images, je n’ai pas tardé à désactiver l’ESP et commencé une petite danse endiablée rythmée par une sonorité assez enivrante. Elle se comporte étonnamment bien et donne vraiment envie de jouer avec elle, le plaisir de conduite est pleinement au rendez-vous. Je le réactive pour hausser un peu le rythme, également pour rattraper le retard, et je me rends compte de ses véritables compétences en tout-terrain. Pas en franchissement évidemment, mais le 4Drive nous met en totale confiance et on ne subit aucune perte d’adhérence même à des vitesses dépassant largement les 100 km/h sur ces terrains accidentés. J’imagine alors qu’une conduite au quotidien par chez nous se fera plus qu’en sécurité.

Les paysages de Finlande sont fantastiques, il y a de tout. Entre les magnifiques lacs un peu partout, qui habituellement m’obligeraient à m’arrêter pour faire une petite photo, les forêts aux couleurs saisissantes, je ne sais plus où donner de la tête. Perdus au milieu de nulle part il y a parfois de grandes étendues d’herbes, digne des pelouses américaines, ou plus étonnant, des cimetières parfaitement entretenus au cœur de la forêt loin de toute habitation.

Et surtout (j’en rêve souvent en France), on tombe parfois sur des carrières totalement ouvertes et offrant un terrain de jeu en toute sécurité…

14 Heures 30. Après plus de 5 heures au volant, l’estomac commence à crier famine. Pour la pause déjeuner, les équipes de Seat France nous ont dégoté un lieu, qui avec un peu de soleil et une eau à 30° pourrait paraître paradisiaque.

J’en profite pour présenter succinctement l’intérieur qui malheureusement est trop sombre à mon goût et n’est pas des plus jolis, sans être moche évidemment. Si vous connaissez la marque, pas de dépaysement, ça c’est certain. J’aurais aimé un rappel de couleur de carrosserie par exemple et un peu moins de plastiques durs. En revanche, l’alcantara qui recouvre les portes est superbe et le tissu effet carbone est une idée originale et bien intégrée. Puis que dire des sièges baquet ? Sans parler du fait qu’ils sont magnifiques, comme je le disais plus haut ils s’avèrent être extrêmement confortables, que ce soit en conduite cool, dynamique ou offroad. N’hésitez pas à vous offrir cette option à 1 185 € qui devrait grandement améliorer votre expérience.

En mangeant, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas particulièrement de routes sinueuses comme on peut en trouver par chez nous. Ça n’a donc pas été facile d’éprouver les qualités purement sportives sur asphalte. C’est vraiment dommage, car on remarque tout de même facilement que les ingénieurs ont pondu une véritable voiture de sport. La direction n’est pas floue (sans être des plus précises), les accélérations ou reprises sont fulgurantes même si dans de telles conditions la boite DSG 6 se fait vieille et n’est pas toujours des plus réactives et le châssis s’avèrent très permissif pour offrir des passages en courbe très rapides. En plus, le freinage est franchement mordant, et heureusement car à une vitesse non avouable, quand un élan déboule sur la route il vaut mieux pouvoir s’arrêter en un instant. Histoire vraie !

Après une dernière pause face à un lac, c’est déjà la fin de cette deuxième journée. A l’hôtel, de magnifiques villas modernes, on retrouve ce qui caractérise le plus la Finlande à cette période : lacs, forêt et grande étendue d’herbe. C’est toujours aussi beau ! Les Seat, quant à elles, profitent d’un repos bien mérité avant les 400 km prévus le lendemain… Après un petit sauna, impossible d’y échapper avec plus de 3 millions de saunas dans le pays, c’est à notre tour d’aller dormir. La suite, en Ateca FR, au prochain épisode ici même

Je vous laisse avec l’ensemble des photos de ces 2 premiers jours.

Crédit photos : Thomas D. (Fast Auto)