Le célèbre coiffeur Charlie Le Mindu présente quelques unes de ses créations dans le showroom parisien au travers d’une exposition baptisée « Stronger », dont une pièce est spécifiquement dédiée, « Déesse for DS World Paris ».

Une exposition artistique

Lors de son inauguration, Citroën avait promis que le DS World Paris serait un espace d’expression pour les artistes. Dont acte, en ce début d’année 2014, puisqu’après le peintre Philippe Baudelocque en novembre 2013, c’est au tour des œuvres du coiffeur Charlie Le Mindu d’être exposées dans l’antre de la Ligne DS. L’objet est d’asseoir la vocation culturelle de ce lieu, permettant de rendre accessibles des créations rarement visibles au grand public, tout en donnant un vernis chic propre à identifier l’image des « DS » au luxe et à la haute couture.

L’artiste français de haute coiffure expose ainsi ses créations capillaire parmi les voitures exposées. De véritables « sculptures de cheveux » aux formes élaborées qui furent présentées au public du vernissage au cours du défilé de mode de la nouvelle collection de l’artiste : celui-ci avait lieu au rez-de-chaussée et au sous-sol du DS World, privatisé pour l’occasion le 20 janvier dernier, dans le cadre de la Semaine de la Haute Couture. L’espace, à la fois confiné et sombre, permettait de faire ressortir la peinte phosphorescente de ces coiffures qui seraient à l’image de la « femme DS » : en effet, celle-ci est pour l’artiste « une femme élégante, forte et originale à la fois ».

Des voitures et des cheveux

Charlie Le Mindu interprète le DS World Paris comme « un écrin pour mes Déesses [ses mannequins coiffées, NDLA], l’incarnation de femmes de pouvoir et de séduction ». Le directeur du DS World estime pour sa part que « nous voulons surprendre en mêlant habilement audace et savoir-faire : en cela, l’univers de Charlie Le Mindu fait sens avec nos valeurs » ; il ajoute que faire venir M. Le Mindu est « une évidence » et que « nous sommes fiers d’offrir notre lieu à sa créativité ».

L’exposition « Stronger » est composée de 6 créations : au sous-sol, Golden plug et Tied up, respectivement à 8000 € et 5000 € ; au premier étage, à côté de la DS 19 de 1956, est présenté Bizzatch (5000 €), sorte de second visage en cheveux à porter sur la tête ; dans l’escalier, devant le concept DS4-R, se trouvent That will hurt (11 000 €, en couverture du magazine « Modzik » de février 2014) et le célèbre Sponge Bob (30 000 €), porté par Lady Gaga. Chacune de ces créations fait partie de la collection « Gold Sabah » Automne-Hiver 2013. Enfin, Déesse for DS World Paris (6000 €) est présenté en façade, sorte de masque tribal frappé du logo « DS » sur le front.

En marge de cette exposition, nous découvrons pour la première fois au sous-sol une DS5 badgée du sigle « DS World Paris » : ce discret logo, voulu gris pour s’accorder avec toutes les teintes de la Ligne DS, est un autocollant plutôt fin qui signale que le véhicule a été commandé dans le showroom parisien. Sa taille et sa finesse ont été choisies, nous dit-on, pour permettre aux propriétaires de le faire décoller s’ils le souhaitent ; il fallait aussi pouvoir le coller sur des carrosseries pas forcément droites -le hayon de la DS5 est concave à cet endroit. On pourra cependant s’interroger sur la longévité d’un tel dispositif, bien plus fin que les trames DS appliquées sur les toits des « Faubourg Addict » par exemple, face aux intempéries.

L’exposition est visible au DS World Paris, 33 rue François Premier dans le VIIIème arrondissement de Paris, jusqu’au 20 mars 2014. Nul doute que lui succèdera une autre exposition originale et artistique dans l’esprit de décalage chic et de « sur-mesure » propres à la Ligne DS : le directeur des lieux, Julien Faux, l’a promis. D’aucun, pour l’occasion, ne dira que cette exposition peut être vue comme capillo-tractée ! Même s’il est paraît de plus en plus improbable que la DS4 Racing voie le jour, on peut sans conteste reconnaître que son esthétique -et ses supposées performances avec le THP 265 cheveux… chevaux !- ne coupent pas les cheveux en quatre ! Et ne retrouve-t-on pas la finesse capillaire dans la suspension lumineuse à l’entrée du DS World Paris ?

Via Citroën
Crédit photographique : François Mortier ; Citroën