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Je ne vais pas vous bombarder de chiffres, de données pays par pays, marque par marque, ce serait fastidieux, pénible à lire (NDLA : vous pouvez retrouver l’intégralité des chiffres sur le site de l’ACEA) et pas forcément ouvert à la discussion ou au débat puisque chacun irait de son commentaire sur sa marque préférée et son petit coup de trollage malicieux à l’égard de sa marque la moins appréciée.

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L’année 2012 fut une mauvaise année dans l’Union Européenne pour l’industrie automobile et tous ensemble nous en avons suffisamment parlé durant les douze mois écoulés. Et plus que d’imputer l’importante baisse du marché à tel ou tel constructeur, il vaut mieux avoir une approche globale et bien se faire à l’idée que la baisse du marché est quasi exclusivement imputable à la crise et ses effets plutôt qu’aux prix de vente des voitures d’untel, au montant des remises d’un autre ou des reprises surestimées d’un troisième.

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En décembre 2012, le marché automobile de l’Union a chuté de 16.3% par rapport à celui de 2011 ce qui montre l’importance de cette baisse qui est quasi générale sur les grands marchés automobiles européens. Mais plutôt que de nous focaliser sur les chiffres du dernier mois de 2012, attardons nous sur l’année entière qui aura vu 12.053.904 voitures neuves prendre la route c’est à dire une baisse de 8.3% par rapport à 2011 qui n’était déjà pas une excellente année pour le commerce automobile.
Ces 12 millions de voitures neuves font que l’Union Européenne est désormais le troisième marché mondial derrière ceux de la Chine et des USA. Mais comme l’ont fait les économistes depuis un ou deux jours, je vous ferais remarquer que 2012 est la plus mauvaise année pour le secteur automobile depuis 17 ans et l’année 1993 qui avait vu le marché européen s’effondrer de près de 17%. Sauf rebond inespéré ou retournement de la conjoncture, 2013 ne devrait pas faire mieux mais peut être pire si l’on se réfère aux projections et estimations faites par les analystes.

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Au sein de l’Union il y a des marchés perdants et des marchés gagnants ou à la hausse. On notera toutefois que les marchés à la hausse sont ceux qui sont de petites tailles et sous équipés alors que ceux qui sont perdants sont essentiellement ceux des grands pays de l’UE à une exception près, le Royaume Uni qui a vu son marché auto 2012 croître. Aussi pour vous faire une petite idée, voici d’abord quelques pays dont le marché est en hausse significative puis ceux qui sont en baisse notable.

A la hausse : 

Hongrie : +18.% avec 53.059 immatriculations
Estonie : +13% avec 17.267 immatriculations
Royaume Uni : +5.3% avec 2.044.609 immatriculations
Slovaquie : +2.1% avec 69.268 immatriculations
Bulgarie : +2% avec 19.419 immatriculations

A la baisse : 

Grèce : -40%
Portugal : -38%
Chypre : -25%
Italie : -19.9%
Roumanie : -19%
France : –13.9%
Espagne : -13.4%
Allemagne : -2.9%

Voilà une première photographie de la situation en 2012 que nous compléterons par d’autres chiffres dans quelques jours ou semaines mais il n’est pas sur que je vous propose un détail par constructeur (nos amis du Blogauto.com ont fait ça très bien depuis quelques jours – http://www.leblogauto.com/ -), peut être plutôt par segment ou par pays. Deux choses sures pour 2013, la production automobile chinoise va passer devant la production européenne et le marché français devrait encore faire grise mine notamment à cause du nouveau barême du Bonus/Malus qui va inévitablement pénaliser un large segment du marché sans pourtant lancer celui que l’on nous annonce comme d’avenir !

Via ACEA.