Usine Dacia de Mioveni -entrée salariés-

Et surtout grève… puisque 6000 salariés de l’importante usine roumaine (13.000 employés) ont cessé le travail ce mercredi sans prévenir stoppant net toute production dans l’usine.

L’affaire est liée à la négociation salariale en cours sur le site roumain et  se passe pas comme l’envisageaient les salariés. Ils ont donc arrêté le travail aujourd’hui après avoir refusé les termes de l’accord proposé par la direction de Dacia ce jour. Cette proposition de la direction du site doit mener les deux parties à la signature d’un accord dans une dizaine de jour mais cela semble mal parti car il y a un fossé entre la demande des uns et l’offre des autres. La direction de Dacia se borne à dire qu’elle est en négociations pour un nouvel accord collectif et qu’il est pour l’instant trop tôt pour évaluer l’impact de cette grève naissante sur la production mais aussi sur les exportations de l’entreprise.
Les syndicats et les représentants des salariés demandent une augmentation de leurs rémunération de l’ordre de 25% mais la direction de Dacia se limite actuellement à une hausse d’environ 5%. Même si il y a fort à parier que ce bras de fer mène vers une position médiane aux environs de 10 à 15%, cette importante grève dans une usine du groupe Dacia ou dans un pays européen où la main d’oeuvre est moins payée que chez nous.

Une chose est à noter autour de ce conflit social, il s’agit de la position des médias du pays qui ne semblent pas être forcément du coté des salariés de Dacia puisque plusieurs sites mais aussi les TV officielles ont pointé du doigt le fait que chez Dacia les salariés sont nettement mieux payés que la moyenne des travailleurs du pays. Ainsi certains expliquent que la moyenne des rémunérations dans le pays est de l’ordre de 450-460€/mois alors que chez Dacia, les rémunérations sont plus élevées d’environ 75 à 80% (on parle de 825 à 850€)… ou comment mettre la pression sur des salariés qui ne demandent finalement qu’à se rapprocher des salaires proposés dans les pays de l’Europe de l’Ouest.

Toujours est il que sans évolution de la situation, les voitures resteront bloquées sur chaînes jusqu’à nouvel ordre !

LesEchos, Ziuaveche.ro.