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Après avoir essayé il y a quelques jours le Citroën C4 Picasso, je me suis envolé pour Bordeaux afin de découvrir la quatrième génération du nouveau Scenic. Une nouvelle génération placée sous le signe du renouveau esthétique, avec un look plus SUV que monospace compact. Lors de cette session d’essai j’ai eu l’opportunité d’essayer les versions Scenic et Grand Scenic ; moteur essence de 130ch sur le premier et diesel de 160ch sur le second. En bonus, j’ai eu la possibilité d’essayer durant quelques dizaines de kilomètres la version dCi HybridAssist. Que vaut donc ce nouveau Scenic ? Qu’est ce qui se cache derrière ce look très réussi ?

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J’arrive à l’aéroport de Bordeaux où se trouve dans un parking une multitude de Scenic Jaune Miel et de Grand Scenic avec un plus consensuel Bleu Céleste. Je connais déjà un petit peu ce Scenic, puisque je l’ai découvert au salon de Genève en début d’année. Mais aujourd’hui je prends mon temps pour le découvrir. Commençons par ce qui est pour moi la vraie réussite de ce nouveau Scenic : le style. A l’instar des jantes 20″ disponible sur toute la gamme, force est de constater que ce nouveau Scenic tranche beaucoup en terme de style avec l’ancien et c’est tant mieux ! Quelle fraîcheur ! Le Jaune Miel renforce encore plus ce sentiment de renouveau et de modernité. Au premier coup d’œil, il ressemble à un mix de Captur et d’Espace. Il est vrai que le Scenic a tout de son petit frère, mais cette fois-ci, c’est réussi ! Là où le Captur ne semblait pas tout à fait assumé, le Scenic perfectionne le trait et marque le point avec réussite. Les dimensions des modèles sont les suivantes : 4.4 m pour le 5 places et 4.63 m pour le 7 places. Je suis beaucoup plus sceptique sur la version 7 places, Grand Scenic, peut être trop ressemblant à un Espace. Une sorte d’hybride.

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Départ de l’aéroport au volant du Scenic 5 places, si vous avez bien suivi il est jaune…? Miel félicitations, vous avez le droit de continuer la lecture ! Avec mon acolyte de cet essai (Kwamé de Planète GT) nous découvrons l’intérieur de ce nouveau monospace. La vie à bord est vraiment une chose très importante dans ce type de véhicule. Lorsque l’on monte pour la première fois dans le nouveau Scenic une impression d’espace se dégage (sans jeux de mots !). Cet espace a l’avant permet donc de se sentir tout de suite très bien à bord. On commence à toucher à tous les boutons et on ne tarde pas à découvrir ce qui est pour moi la réussite en terme de praticité de cette voiture : le meuble central, entre les sièges, qui avance et recule avec une assistance électrique pour au choix devenir un repose coude pour les sièges avant ou une séparation pour les passagers arrière.

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En revanche la boîte à gants coulissante reprise du Captur est, pour moi, une fausse bonne idée. Je m’explique : c’est une bonne idée en terme d’espace contenu, puisqu’elle a accueilli sans problème mon appareil photo et une bouteille d’eau, mais -revers de la médaille- le passager avant se prendra en permanence le tiroir dans les genoux lors de l’ouverture de celui-ci même si le siège est reculé. A l’arrière, vos enfants seront gâtés avec une tablette type aviation avec des rainures pour faire tenir vos iPad et autres tablettes, des rangements dans le plancher pour ranger leurs jouets et des prise USB pour ne pas qu’ils vous embêtent lors de longs trajets.

ump_3486L’ergonomie du RLink 2 laisse parfois à désirer : les boutons d’accès rapide ne sont pas placés à gauche, côté conducteur, mais à droite côté passager… Une broutille peut être mais à force ça devient très dérangeant de devoir quitter la route des yeux et tendre le bras en se décollant du siège pour atteindre ses boutons. Je lui préfère largement le RLink normal disponible sur les versions bas de gamme, un comble !

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Le défaut du bouton du régulateur limiteur de vitesse mis en exergue par Régis dans son essai du Kadjar est toujours présent : alors que ces concurrents le placent sur le volant ou sur un commodo à proximité de celui ci, la marque au losange l’a placé en dessous de RLink 2 à droite du pommeau de vitesse ! Autant dire qu’il est impossible à voir du premier coup lorsque la 6ème vitesse est enclenchée, une vitesse généralement utilisée sur autoroute et donc un endroit où l’on utilise ce type d’option.

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On passe ensuite au grand coffre : 572 litres dans la version 5 places et 765 pour le grand Scenic (233 litres en configuration 7 places), il y a de quoi caser pas mal de babioles pour toute votre famille. Ce coffre, l’un des plus grand de la catégorie, n’est malheureusement pas équipé d’une ouverture motorisée comme tous ses concurrents, un comble pour une voiture qui se veut si moderne ! Elle dispose néanmoins de boutons dans le coffre pour rabattre électriquement les sièges de la seconde rangée (2/3 – 1/3) et de la troisième pour la version 7 places.

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Place à la conduite ! LA grande nouveauté de ce Scenic, ce sont donc ses jantes 20 pouces. La principale crainte lorsque l’on essaye une voiture avec de telles jantes c’est de savoir si la voiture sera confortable, surtout avec une voiture à vocation familiale et donc qui se doit de l’être. Et bien première surprise : elle l’est ! Le calibrage des amortisseurs associés à des pneus spécifiques (195/55R20 95H ) permettent un confort assez impressionnant avec une tenue de route très agréable et beaucoup plus saine que sa concurrente la C4 Picasso. Pour les futurs propriétaires qui se demandent si les pneus vont leur coûter cher, Renault leur répond qu’ils coûteront le même prix que ceux de la génération précédente en 17 pouces. Pour ma part, ma principale crainte sera au sujet des jantes. En ville, les trottoirs trop hauts et les parking trop étroits auront sans doutes raison de ce coup de designer.

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Au cours de notre essai, nous avons donc pu prendre en main la version TCE 130 ch en boite mécanique à 6 rapports, une boite longue, longue, voire même très longue, qui vous emmènera sans soucis à 90 km/h en seconde. Ce moteur, nous l’avons essayé sur la version 5 places et heureusement ! Il y a un manque de puissance assez criant, lors d’un dépassements sur autoroute la sérénité n’est pas de mise. Vraiment dommage surtout que c’est le moteur essence le plus puissant proposé sur ce modèle. Sinon le moteur est très silencieux et lorsque l’on met de coté le manque de puissance, on se sent bien au volant de ce nouveau Scenic.

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Au chapitre des technologies embarqués, il dispose du régulateur de vitesse adaptatif entre 50 et 160 km/h, du freinage actif d’urgence, d’un système de freinage actif d’urgence opérationnel de 7 à 160 km/h, de l’alerte de franchissement de ligne qui vient donner une vibration au volant de l’alerte distance sécurité, de l’alerte de survitesse avec reconnaissance des panneaux ou encore de l’avertisseur d’angle mort.

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Nous avons eu l’occasion de prendre en main aussi la version HybridAssist sur le DCi 110. Une version qui fait baisser la consommation à 92 g au 100km (8 de moins que la version DCi 110). Le gain en terme de consommation est presque nul d’après les données constructeurs, entre 0.1 et 0.2 litres aux 100 km selon les cycles. On est donc en droit de se demander à quoi servent les 1000€ déboursés en plus pour une version Hybrid Assist. Et bien lors de l’essai, il est vrai que le petit moteur électrique de 10kW permet d’apporter un petit coup de main au moteur thermique dans des phases où il serait sur le point de caler par exemple. Une aide pour le confort et l’agrément de conduite et non une vraie solution écologique donc.

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Enfin, la version DCi 160 avec la boite EDC à 6 rapport s’est offerte à nous le second jour et cela dans la version Grand Scenic. Ce moteur est une franche réussite et m’a rassuré sur les capacités dynamiques. Malgré le surpoids de plus de 140 kilos, ce petit sosie d’Espace se meut sur les routes bordelaise de la plus belle des manières et cela en toute sécurité. Il est vrai que ces routes ne sont pas les meilleures pour essayer les capacités dynamiques d’une voiture : de longues lignes droites et encore de longues lignes droites entourées de pins et quelques petits virages entre les vignes, rien de bien excitant. Mais cette fois-ci sur autoroute, on sent vraiment les 160 ch du moteur, on dépasse cette fois-ci en toute sécurité.

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Niveaux tarifs, le nouveau Scenic est disponible à partir 23 700 € en finition Life, avec la motorisation TCe de 115 ch. Les versions essayés sont en finition Intens (niveau de finition le plus haut) et démarrent à 29 100 € pour le 5 places essence, 31 900 € pour la version Hybrid Assist et 35 800  € pour le 7 places diesel. Il se place donc très bien par rapport à la concurrence française qui est entre 1 000 et 3 000 € de plus !

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Que dire au final de ce nouveau Scenic ? Qu’il a avant tout vraiment pris un coup de jeune ! Comparé à l’ancienne génération on voit la différence ! En dynamique, il n’est pas si mauvais si vous prenez les bonnes motorisations. Passons à la vie à bord, l’attente principale d’une telle voiture. C’est simple, il y a des rangements partout ! Et la place à bord est vraiment très satisfaisante. Niveau confort, les sièges présents sur le modèle haut de gamme Intens sont vraiment dignes d’un fauteuil de salon, un peu comme l’Espace. Par contre certaines choses si simple me font dire que le Scenic n’est pas achevé, comme l’ergonomie du RLink 2, même si celle-ci est la même sur tous les modèles de la gamme. Ou encore plus incompréhensible, l’impossibilité d’avoir même en option l’ouverture automatisée et électrique du coffre.

Merci à Renault pour l’accueil fort sympathique.

Photos : Ugo Missana