Le puissant syndicat italien FIOM-cgil part en guerre contre la direction du groupe Fiat au motif de la mise en application des fameux contrats de travail  » Marchionne » qui imposent une plus grande flexibilité dans l’emploi, des horaires de travail différents en échange d’une petite contrepartie financière et du maintien de l’emploi en Italie dans le groupe FIAT. L’autre partie de cette nouvelle convention qui annule et remplace les principes mis en place par la loi italienne met aussi hors jeu dans le groupe industriel les syndicats non signataires de la nouvelle convention.

Sont concernés pour l’instant les sites de Mirafiori et de Pomigliano d’Arco avant , comme l’annonce la FIOM et comme doit le souhaiter la direction de Fiat, une extension du système à tous les sites du groupe. Ainsi Maurizio Landini, secrétaire général du syndicat annonce que la FIOM va se lancer dans une procédure judiciaire à l’encontre de Fiat pour violation des lois italiennes et européennes. Ces principes énoncent normalement qu’il doit y avoir continuité des contrats et des droits des salariés, liberté syndicale ce qui n’est pas le cas avec ces nouveaux contrats qui mettent en dehors de Fiat la FIOM-cgil puisque le syndicat italien n’est pas signataire de la convention interne au groupe Fiat et voulue par Sergio Marchionne.

Une affaire qui devrait se matérialiser dans la semaine avec le dépôt de la plainte auprès du tribunal de Turin ou de Milan et qui sera le début d’une longue lutte même si il ne faut pas perdre de vue que les états canadiens et nord américains « font du pied »à Sergio Marchionne pour relocaliser la production Fiat/Alfa/Lancia outre Atlantique. Reste que si c’était le cas, le séisme social et industriel guetterait l’Italie car Fiat y est le premier employeur ! Une nouvelle affaire à suivre.

 

Via CorriereDellaSera.