Et pas autour du cas Alfa Romeo mais suite à une déclaration faite par Sergio Marchionne à l’International Herald Tribune dans laquelle il disait que lui mais aussi d’autres responsables de groupes automobiles accusaient Volkswagen d’exploiter la crise actuelle pour gagner des parts de marché à travers une politique très agressive de rabais. Le patron de Fiat, aussi président de l’ACEA de dire : ” C’est un bain de sang sur les prix et un bain de sang sur les marges”.

Sergio Marchionne accuse ainsi VAG de miner l’ensemble des marchés européens en pratiquant une politique commerciale totalement déloyale et agressive notamment dans le domaine des prix ceci afin d’affaiblir financièrement l’ensemble des concurrents afin de pouvoir  gagner des parts de marché. Chez Volkswagen et en Allemagne, les déclarations de l’italo-canadien ont fait bondir les dirigeants du secteur automobile et surtout ceux de VW qui voient ici une sortie agressive et déplacée de :

1) le patron de Fiat SpA et Chrysler llc

ou

2) le président de l’ACEA

Ainsi outre Rhin on accuse Sergio Marchionne de ne plus être à la hauteur de la tâche et de la fonction de président de l’ACEA et on demande sans détour son départ de la direction de la très puissante association européenne des constructeurs automobiles. D’ailleurs chez Volkswagen on insiste donc sur le fait que Marchionne doit démissionner et on met dans la balance le possible retrait de VW Group de la fameuse association tant que l’italien en sera le président. Bien sur Volkswagen, à l’image de ses concurrents, pratique une politique de prix agressive et conquérante aujourd’hui dans l’Union Européenne. Le groupe allemand ne cessant quasiment pas de gagner des parts de marché au détriment de Renault, Ford, Opel, PSA et surtout de… Fiat. Mais ne perdons pas de  vue que le groupe automobile de Basse Saxe a depuis déjà une bonne quinzaine d’années des produits et des logos qui séduisent la clientèle. Ceci se fait bien sur au détriment des concurrents qui craignent à chaque nouveauté de VW de mordre la poussière sur le segment concerné. Le problème se reposera d’ailleurs de manière importante dans tout juste deux mois quand Volkswagen dévoilera la nouvelle Golf VII.

On ne perdra pas de vue que dans 4 jours, l’administrateur va présenter les (mauvais) résultats semestriels du groupe italien qui ne se maintient à flot que grâce à Chrysler et cette sortie serait un moyen de se justifier face aux chiffres commerciaux en forte baisse, à la fermeture des usines en Italie et à l’appauvrissement des gammes du groupe turinois (Alfa Romeo, Fiat, Lancia, Maserati). Alors qu’en face VW Group affiche une santé affolante et des résultats semestriels encore en hausse  puisque le bénéfice net semestriel a augmenté de 36 % à quelques 8,83 milliards d’euros. VW améliore aussi son CA de 23 % (95,4 milliards d’euros sur les 6 premiers mois de 2012) et le résultat d’exploitation est lui aussi en hausse de 7 % à 6,5 milliards d’euros ce qui représente une marge nette de 6,8 % du chiffre d’affaires du premier semestre 2012. Pour enfoncer le clou, on notera que ce profit d’exploitation semestriel n’inclut pas les 1,8 milliard d’euros  de bénéfices (en hausse de 33%) qui sont tirés des fameuses “joint venture”chinoises qui causent quelques soucis à VW.

Enfin nous n’oublierons pas que les “contentieux” Alfa Romeo et Suzuki ne doivent pas aider à l’apaisement de la situation entre les deux constructeurs qui va désormais être tendue pour ne pas dire explosive.

NDLA : Au chapitre des petites informations, sachez que la MiTo n’aura pas de descendance et et qu’à la vue de la baisse de ses ventes, il se pourrait que la petite milanaise ne vivent pas au de la de fin 2013 ou mi 2014. A suivre et à confirmer mais c’est de l’ordre du crédible.

Via InternationalHeraldTribune, LeFigaro, LaRepubblica, IlMessaggero, AlfaSpeed, Autoitalia, Reuters.