Il y a une quinzaine de jours nous parlions de Fisker et de ses problèmes de livraison, ses voitures bloquées en douanes pour des taxes non payées. Et bien, les soucis perdurent pour le constructeur américain puisqu’on parle désormais de licenciements et de renégociation de prêt.

Ainsi nous avons appris que Fisker tente actuellement de renégocier les conditions générales de son prêt de 528 millions (402 millions d’euros) obtenu auprès de l’état américain. En fait Fisker discute pour une partie du prêt et c ‘est celle qui concerne la future (?) Nina qui se veut la voiture à volume de Fisker. Ainsi le constructeur discute les conditions des 336 millions de dollars (256 millions d’euros) qui sont destinés au développement et à la mise en production de la berline Nina. La DOE confirme bien les pourparlers entre les différentes parties mais se refuse à tout commentaires. Du coté de Fisker on fait savoir que les travaux de conception, développement et ingénierie de production sont terminés et qu’on attend plus que l’argent du prêt pour lancer les travaux nécessaires à la mise en production de la Nina. Roger Ormisher, porte parole de Fisker, fait d’ailleurs remarquer que ces situations de rediscussions des prêts sont de l’ordre des chose normal… On veut bien le croire !

Pour rassurer les investisseurs, on explique que tout est en ordre et qu’il y a encore plusieurs centaines de millions de capitaux en caisse mais malgré cela la direction de Fisker envisagerait de faire de nouveau appel aux marché et aux investisseurs privés pour moderniser et préparer à la production l’ex usine GM rachetée dans le Delaware d’où devrait sortir quelques 100.000 Nina/an dès 2013 ! On prévoit l’embauche de 2500 personnes dans cette nouvelle usine mais en attendant cette usine et ces 2500 emplois, chez Fisker on dégraisse…

Ainsi 26 personnes travaillant actuellement dans le Delaware vont être licenciées et 40 autres le seront à Anaheim au siège de Fisker. Tout cela ne laisse présager rien de bon même si chez Fisker on minimise l’affaire et on parle d’ajustement des besoins en personnel. Sans oublier les gros retard de livraisons aux USA mais aussi en Europe où à part quelques voitures de démonstration, aucune livraison ne semble avoir été faite.

Rude période pour Fisker mais surtout période de danger car il y va de l’avenir de la marque qui compte sur ses 100.000 Nina pour être crédible et viable sur les marchés. Une affaire à suivre.

Via Bloomberg, Autosaméricaines.