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La Ford Fiesta se renouvelle et signe déjà sa septième version, avec quelques petites surprises.

Mais plutôt que 7ème version, j’ai presque envie d’écrire « 6ème et demie » tant les évolutions stylistiques sont mesurées sur cette nouvelle itération. On retrouve quasiment les mêmes éléments que la Fiesta 6 : calandre « à la Aston Martin », phares effilés revenant loin sur les ailes, montant C revenant tout en courbe sur le pavillon. Quasiment le jeu des 7 erreurs en dehors des feux arrières et de quelques menus détails.

Pour autant, le résultat reste agréable à regarder et moderne. La silhouette gagne 7 cm de long pour atteindre les 4,04 m, tandis que la hauteur diminue un petit peu. Plus élancée, plus grande, la Fiesta 7 veut représenter une montée en gamme du modèle, laissant les modèles d’accès à la récente Ka+ (relire ici, et bientôt à l’essai). Montée en gamme donc, qui passe aussi par une diversification de l’offre. Les nouvelles finitions se nomment ainsi Trend, ST Line, Titanium et Vignale. Les habitués de la marque retrouveront aisément les leurs : ST Line, c’est tout pour la frime pseudo sportive, Titanium c’est un très solide et bien équipé haut de gamme et quant à la nouvelle Vignale, c’est le très haut de gamme avec sièges en cuir, jantes de 18″ et moult petits raffinements.

Les équipements de base devraient être comme souvent généreux chez Ford, mais la grande citadine propose des raffinements plutôt inédits à ce niveau de gamme : un système de surveillance anti-collision actif d’une portée de 130 m avec détection des piétons, régulateur de vitesse adaptatif, aides à la conduite diverses et variéees ou parking autonome. Une sono Bang & Olufsen sera disponible en option sur le haut de gamme, mais n’en attendez pas forcément une qualité aussi bonne que celle des installations de salon.

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La bonne surprise vient de l’habitacle où Ford abandonne enfin son imposante console centrale au design plutôt daté pour un tout nouveau module tactile de 8″ de diagonale décrit comme « flottant » par la marque. L’intégration de cet écran n’est pas forcément la plus réussie qui soit, mais attendons de voir la voiture en situation réelle pour nous faire un avis définitif. Toujours est-il que cette tablette permet de supprimer une douzaine de boutons du tableau de bord, même si il faudra vérifier si cela ne se fait pas au détriment de l’ergonomie. Le 1 bouton = 1 fonction a quand même parfois ses avantages sur la fouille méthodique des menus et sous menus. Le système de commande vocale Sync 3 est bien sûr de la partie. Les motorisations sont reprises dans la palette de la Fiesta 6 : les 3 cylindres 1 litre Ecoboost en 100, 125 et 140 ch, avec BVM 6 rapports (et boîte auto en option sur la 100 ch) et les diesel 1,5 l TDCi de 85 et 120 ch.

Si jusque là c’est plutôt classique, Ford innove en proposant une inédite version baptisée Active, qui reprend tous les codes du grand trend du moment : les SUV bien sûr. L’Active se voit donc légèrement réhaussée, camouflée de protections de passages de roues et de bas de caisse et affublée de barres de toit. Forcément, pas de transmission intégrale ou de gamme de rapports courts, ce n’est pas une franchisseuse, tout est là pour la frime et flatter l’ego du propriétaire.

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La nouvelle Fiesta sera disponible au printemps 2017. Ses définitions d’équipement et les tarifs ne sont pas encore connus, mais elle devrait suivre la politique tarifaire généralement agressive de Ford.

Crédits photo : Ford