Jeep a une tradition dorénavant bien ancrée dans son histoire : tous les ans à Pâques, un grand rassemblement est organisé à Moab dans l’Utah. C’est aussi l’occasion pour la marque de révéler des concepts plus ou moins farfelus.

La moisson de cette année compte sept modèles :

La Jeep 4SPEED, basée sur une Wrangler, débarrassée des éléments superflus. Ce qui reste (capot, ailes, panneau arrière) est en carbone. La 4SPEED reçoit un nouveau pare-brise plus incliné, voit son empattement réduit de 55 cm et sa caisse réhaussée. Le moteur est un simple 2 litres 4 cylindres.

Sandstorm est également basé sur une Wrangler, avec ici une inspiration tirée des courses de rallye-raid Baja 1000 et dérivés. Une fois encore, la Wrangler est largement surélevée, la carrosserie reçoit quelques modifications : capot en carbone avec entrée d’air, protection de châssis et ailes surélevées. Ici, l’empattement est allongé pour plus de stabilité. Le moteur devient méchant : un bon gros V8 Mopar de 6,4 litres, accouplé à une transmission manuelle à 6 rapports.

Wrangler toujours avec la Nacho Jeep, qui doit son nom à sa peinture jaune… Nacho. Essentiellement un catalogue ambulant de pièces détachées Mopar, la Nacho a quand même une sacré gueule.

Changement de style avec le B-Ute, basé sur le petit SUV Renegade. Une calandre et un nouveau capot, des élargisseurs d’aile, des gros pneus et une galerie de toit composent l’essentiel des modifications pour un concept sans grande saveur.

Bien plus sympathique est le Wagoneer Roadtrip. La base cette fois-ci est à chercher dans l’historique de Jeep avec un Wagoneer de 1965. Son empattement est allongé et il est équipé de nouveaux amortisseurs et de roues de 17″. La belle idée est d’avoir gardé des roues en tôle, toute simples, et de l’avoir peint dans ce joli vert menthe, délicieusement rétro. Sous le capot, un V8 Hemi moderne de 5,7 litres. Un roadtrip à son bord, voilà une idée plutôt séduisante, non ?

Retour sur les Wrangler avec les deux derniers concepts. La Jeepster se distingue par une peinture bicolore rouge/blanc et l’habituel kit de surélévation. Dommage de ne pas être allé plus loin, dans l’idée du vrai Jeepster même si la lunette arrière du hard-top est légèrement inclinée. Enfin, le J-Wagon est un peu tristounet. A force de vouloir copier certains Mercedes Classe G jusque dans le nom, il manque d’inspiration. Seules quelques touches de couleur bronze sur sa carrosserie grise lui permettent de se distinguer un peu.

Moisson de Pâques un peu terne cette année, essentiellement autour du nouveau Wrangler. Heureusement le Wagoneer Roadtrip vient égayer le tableau.

Crédits photo :  Jeep