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La passion DAF de Jacson + un clin d’oeil vidéo à nos (presque) champions de rugby.

S’il est certain qu’il maîtrise le Moonwalk avec grâce et talent, notre homme du week-end ne s’appelle pourtant pas Michael mais Dominique-William (photo). Récit d’une plongée dans la passion sans limite d’un jeune homme pour une marque disparue et que les moins de … trente ans ne peuvent pas connaître .

 

C’était une belle journée d’été à Paris, la veille du rassemblement des Anciennes de Vincennes.  Ce jour là j’accompagne Dominique-William Jacson juqu’au hangar secret qui abrite, au sud de la capitale, sa collection d’une quarantaine de DAF ! Premier clin d’oeil au passé, le trajet se fait en Mégane CC Floride. Le retour sera différent, il nous faut ramener une DAF pour compléter le cortège des quatres petites hollandaises inscrites par Dominique au défilé du lendemain. Si la découvrable Renault rebute à l’extérieur par sa ligne lourde et pataude, son espace intérieur, dans cette livrée limitée, revêt avec talent les couleurs de son illustre ancêtre.

 

Nul besoin d’écharpe pour rouler décapotté jusqu’au coeur de la région Centre, le pare-brise géant de la découvrable Renault sert (malheureusement) de couvre-chef, et après quelques centaines de kilomètres à rouler après le soleil qui se joue des nuages de plus en plus nombreux, nous arrivons enfin à Pithiviers dans le Loiret (45). Pithiviers ce n’est pas seulement le lieu de production des grandes usines sucrières françaises, ni le fameux gâteau fourré à la pâte d’amande, pour Dominique-William Jacson c’est surtout la ville où il a créé sa “caserne d’Ali Dadaf”, hangar-loft ouvert à tous les dafistes. Au mur, d’immenses bâches imprimées de tulipes rappellent le pays d’origine de cette petite hollandaise des années 60/70. Produite à environ 800 000 exemplaires tous modèles confondus, le loft de Dominique en possède plus d’une quarantaine , de toutes les couleurs, de toutes les époques, des berlines, des coupés, des breaks, toutes ayant en commun leur fameuse transmission variomatic ! Toute la production Daf ou presque est là sous les yeux des visiteurs du loft , de la toute première 600, moteur flat twin de 590cm3-22CH aux derniers modèles de 1975. On trouve même quelques Volvo 66. Après la fusion Daf-Volvo en 1975 la petite hollandaise a changé de calandre pour arborer le logo suédois et poursuivi sa carrière de petite auto atypique de 1976 à 1980.

 

 

Drôle de passion pour un véhicule assez ingrat qui n’a jamais joui d’une image très flatteuse, souvent cantonné à l’usage citadin de dâmes d’un certain âge peu à l’aise avec la conduite en transmission manuelle. Dominique a de quoi faire tomber ces préjugés : sa collection abrite des trésors automobiles insoupconnés. La DAF a subi de nombreuses évolutions techniques et esthétiques au long de sa carrière, et chacun ou presque peut y trouver un modèle correspondant à son usage et à ses gouts automobiles.

 

Monter à bord de l’un de ces engins me ramène à mes premières émotions automobiles, celles de ma petite enfance, celle de l’Ami 6 de son père, un volant de diamètre XXL avec une épaisseur  de jante XXS, les sièges ou l’on s’enfonce dans la mousse, cette impression incroyable et définitivement perdue de faire corps avec l’auto, de communiquer tant avec les roues que le moteur ou la transmission. En celà je me régale de ce qui m’attend le lendemain, traverser Paris un dimanche matin d’été dans un cortège d’anciennes !

 

 

Dès les premiers tours de roue j’ai la réponse à cette réputation de voiture “facile à conduire”, qui a dérapé trop vite en “voiture pour vieux” . Toutes les DAF sont équipées du système variomatic. L’embrayage centrifuge entraîné par des courroies triangulaires et variables évite les secousses du changement de vitesse. Le petit levier se contente de sélectionner la marche avant ou arrière. Tout celà est assez inédit pour l’époque et la catégorie. Ne reste plus alors qu’à conduire, avaler les kilomètres en appréciant la visibilité extraordinaire des vitrages plats et larges, le son si original et ennivrant de la mécanique, mais aussi lutter gentillement avec une direction et un freinage sans assistance qui imposent une anticipation constante de la route. Voilà de quoi ravir tous ceux qui s’ennuient parfois au volant et redonner le sourire à tous les blasés de la conduite !

 

 

En bonus, voici la vidéo de promotion de l’engagement de notre équipe (presque) championne aux mondiaux de Rugby avec en vedette la délicieuse DAF 750 que j’ai eu le bonheur de conduire à Paris durant cette fameuse parade des Anciennes de Vincennes.

 

 

 

 

Un grand merci à Dominique pour son accueil et sa grande disponibilité.

 

Pour plus d’infos :

http://www.lesdafistes.com/

et le reportage photo de Ugo Missanna ( le blogautomobile) sur la parade des Anciennes à Paris le 31 juillet :

https://blogautomobile.fr/plaisir-collection-un-dimanche-a-ville-automobile-120907#axzz1cDoJLcQy

photos : Philippe Kerleroux et Dominique-William Jacson.