Tirelire-épargne salariale et automobile

On doit cette « lumineuse » idée à Patrick Bailly, le président du CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile) qui déclarait ce matin que l’idée de l’affaire est de donner une bouffée d’oxygène au marché automobile en plein marasme qui en a bien besoin actuellement. Selon le président du CNPA, profiter d’une partie de la manne financière que représentent les plus de 5 milliards d’épargne salariale serait une bonne et juste idée qui doit désormais faire son chemin, en commençant tout d’abord par convaincre le ministre du redressement productif, j’ai nommé le valeureux Arnaud Montebourg !
Toujours selon le dirigeant du CNPA cette mesure serait quasiment de salubrité publique puisqu’elle permettrait d’accélérer le renouvellement du parc en emmenant les acheteurs vers les nouvelles motorisations moins énergivores et moins émettrices de CO2. Enfin P. Bailly met en avant le fait que cette mesure ne coutra rien à l’état puisqu’il s’agit de fonds privés actuellement bloqués ou placés sur des comptes bancaires liés aux entreprises.

Reste que l’automobile n’est pas le seul secteur touché par la crise actuelle et il n’y a pas que les voitures qui polluent. Les constructeurs de moto, les fabricants de système de chauffage, d’électroménager ou les vendeurs d’isolation thermique pourraient eux aussi revendiquer une part de l’épargne salariale et ce de manière aussi légitime que le secteur de la distribution automobile car le CNPA n’est pas le CCFA !

Reste maintenant à savoir ce que décidera l’état français car cette mesure sera étudiée avec les nombreuses autres propositions et idées qui visent aussi bien à favoriser les automobiles peu énergivores qu’à faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’état ou à relancer la distribution mais aussi la production française. A ce sujet, on doute fort que le déblocage des fonds issus des l’épargne salariale soient uniquement destinés aux marques françaises sous peine d’encourir les foudres de Bruxelles pour concurrence déloyale ou distorsion du marché. Ce n’est pas gagné et il n’est pas sur que ce soit la bonne idée. La relance du marché par un retour vers le travail pour tous serait une bien meilleure idée !

Via LeParisien, LeFigaro.