Petit moment de répit pour Saab et Swan ce lundi après que la cour d’Appel de Göteborg ait autorisé le constructeur à pouvoir faire appel du jugement rendu la semaine dernière par le tribunal du district de Vänersborg.

Saab et ses filiales peuvent désormais faire appel du jugement rendu en première instance qui empêchait Saab de se placer sous la protection de la loi suédoise sur les faillites. C’est par le biais d’un bref communiqué que le constructeur s’est réjoui de cette décision mais le constructeur reste toutefois dans l’attente du verdict qui sera prochainement rendu par la cour d’appel.

Cette situation ne rend pas moins critique la position de Saab, si le verdict en appel est accepté , Saab pourra assez vite profiter des 70 millions qui proviennent de Zhejiang Youngman Lotus via un fond financier créé à cet effet. Cette situation permettra à Saab de se libérer pour quelques semaines de la pression des syndicats puisqu’un quart de ses 70 millions ira aux règlement des salaires en retard, un quart ira chez certains créanciers et le reste est “normalement ” prévu pour relancer la production chez Saab dès novembre ? Reste que ces 70 millions ne serviront qu’ à apurer une partie du passif de Saab tout en délestant le constructeur de sa nouvelle plateforme Phoenix qui va profiter à Youngman.

Nous n’oublierons pas que le consortium chinois attend encore le feu vert de l’état pour s’engager plus loin aux cotés de Saab en apportant au total quelques 245 millions qui feront que Saab sera chinois à 53.9% mais sans avoir encore les moyens financiers d’envisager un avenir à moyen terme puisque pour cela le constructeur suédois aurait besoin de près d’un milliard d’euros. Reste qu’au travers l’appel et le possible accord du tribunal, Saab avec son plan de restructuration espère peut être obtenir comme en 2009, l’effacement des 3/4 de ses dettes. Mais la conjoncture est tout aussi défavorable aujourd’hui qu’il y a deux ans et les créanciers ne sont surement pas décidés à voir disparaitre leurs créances une seconde fois en 24 mois…

Le réseau part en morceaux, les clients ne sont plus là, Francfort a même oublié que Saab existait alors est ce bien nécessaire de maintenir Saab sous assistance, j’en doute fort même si cela entraine hélas de la casse sociale. Saab est entrain de disparaitre du monde de l’automobile active pour entrer dans celui de l’histoire de l’automobile et c’est peut être mieux ainsi plutôt que de repousser chaque quinzaine la date de la mort !

Via DI, AP.