Le malus écologique “célébrait” ses 10 années de mise en application le 1er janvier dernier et revient déjà à la charge avec un nouveau barème.

Au 1er janvier 2019 une extension de la plage d’application du taux de CO2 et une hausse des tarifs est donc à prévoir. Le seuil d’exécution du malus se voit abaisser de 3 g/km, comme ce sera également le cas en 2020 et 2021. Les voitures émettant de 117 à 119 g/km sont donc maintenant taxées de 50 à 60 € et celles émettant 120 g/km passent alors à 65 €. Quant au tarif maximal de 10 500 €, il reste le même et conserve un plafond à 185 g/km.

Ainsi une Dacia Sandero Sce 75 (117 g/km) ou un Peugeot 3008 PureTech 130 BVM6 (118 g/km) qui échappaient jusqu’à présent au malus écologique se verront malusser de 50 et 55 €.

Mais attention, ce barème qui s’applique à l’ensemble de la flotte automobile pourrait bien évoluer plus vite que prévu. En effet, une différenciation entre le diesel et l’essence est envisagée. Le député Damien Pichereau (La République en Marche) a ainsi déclaré : “Avec l’actuel barème, un véhicule diesel est toujours avantagé à l’acquisition, ce qui est contraire aux engagements français pris dans le cadre de la politique mise en œuvre contre le changement climatique et le respect des accords de Paris”. Le seuil de déclenchement pour le diesel pourrait débuter à 98 g/km.

Aussi, la nouvelle norme d’homologation WLTP (applicable au 1er septembre 2019) qui augmente considérablement le taux de CO2 des véhicules actuels n’est pour le moment pas prise en compte et le gouvernement reste muet à ce sujet. Nous tâcherons évidemment de mettre à jour cet article avec les dernières informations.

Enfin, comme nous vous l’annoncions sur notre page Facebook, un amendement a été adopté cette semaine mettant fin à l’exonération des pick-up. A titre d’exemple, un Nissan Navara subira un surplus de 5810 € minimum dès 2019.

malus écologique 2019 - barème/tarif