Ce ne sont pas encore les chiffres officiels (nous les aurons demain matin) dont nous allons parler mais ceux fournis par LaTribune.fr qui sont arrêtés au 27 janvier, c’est à dire à vendredi soir dernier. C’est un amuse bouche, une entrée en matière, un préambule à ce que va être le marché automobile français en 2012. Et surprise le marché ne baisse pas, il plonge !

Durant les 27 premiers jours de janvier 2012, il s’est immatriculé en France tout juste 120.000 voitures. L’an passé sur la même période, ce sont 164.700 voitures qui avaient pris la route, ce qui fait un recul de 27%. Mais ce n’est pas tout puisque les marques françaises sont très impactées par ce gros repli du marché. Ainsi Renault plonge avec un recul de 45% de ses immatriculations, Peugeot suit avec un recul de 37% , Citroën est troisième avec une baisse de seulement 31%.

Cette situation fait que Peugeot, fait historiquement rare passe devant Renault sur le marché avec une part de 15.9% alors que Renault chute à seulement 15.5% (et ce ne sont pas les Twizy et Zoé qui vont changer quelque chose à l’affaire dans les prochains mois… Le constructeur de Billancourt ferait mieux de s’activer sur la Clio 4 dans une telle situation !) .

Du coté des étrangers, c’est la catastrophe pour deux d’entre eux à savoir Opel qui explose en vole avec des immatriculations en chute libre de -60% (notamment le nouveau Zafira ne semble pas trouver ses clients) et Fiat qui dégringole au plus bas avec -50% d’immatriculations entre le 1er et le 27 janvier au soir. Toujours chez les constructeurs étrangers, Toyota est en baisse de 22%, Ford de 19% et Dacia limite la casse avec un petit -18% .

Et au milieu de cet effondrement quasi général, on note qu’un constructeur surnage allègrement et c’est bien évidemment Volkswagen qui progresse sur 27 jours de +23%. Il semble que les marques HDG soient un peu moins touchée par cette crise qui arrive violemment tout comme quelques asiatiques. Cela sera confirmé demain et les optimistes nous rappellent que les trois premiers mois de 2011 avait été des mois dits « forts » à cause des effets de la fin des anciennes primes à la casse et des anciens bonus.
Reste que si si l’on sait compter et que l’on fait 130.000 immatriculations/mois et que l’on projette ce chiffre sur 12 mois, on arrive à un marché annuel de 1.56 millions de véhicules/an bien loin une fois encore des chiffres mirobolants des prévisionnistes officiels qui parlaient d’un marché 2012 à peine en baisse par rapport à 2011.

La distribution va souffrir, les SAV aussi et cela n’est pas prêt de s’arrêter si l’on se remémore que nous sommes dans une année électorale, que les grands patrons des pétroliers font déjà un beau travail psychologique pour nous préparer au litre à 2€, qu’à la rentrée la TVA va passer de 19.6 à 21.2%, que nos rémunérations ne vont pas augmenter, que le crédit devient difficile d’accès au plus grand nombre. Pour revenir vers les distributeurs, certains vont souffrir en 2012 pour des raisons d’acquisitions supplémentaires, de carnets de commandes qui ne se remplissent pas, de stocks VN et VO qui vont peser très lourd sur les trésoreries et j’en passe ! Nous reparlerons de tout cela demain et dans les prochains jours.

Via LaTribune.fr

Merci à Pierre Desjardins de Caradisiac pour l’info.