Ce n’est un secret pour personne, nous en parlons tous les jours, le marché automobile européen va mal depuis le début de la crise il y a déjà plus de 4 ans. Bien sur certains pays ont mieux résisté grâce à une économie plus forte, à des aides diverses et variées qui ont hélas souvent réorienté les marchés vers une diminution de la taille des autos préjudiciable à la bonne santé financière (et donc sociale) des entreprises du secteur mais d’autres marchés se sont littéralement effondré sur eux même comme c’est le cas pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal et bien sur la Grèce ! Taxes, augmentation du prix des carburants, autophobie grandissante car politiquement correcte, coût élevé de l’entretien ont fait le reste pour amener en peu de temps le marché européen dans son état actuel qui ne devrait hélas pas s’améliorer l’an prochain.
Même la puissante Allemagne commence à être touchée par ce phénomène persistant et d’ampleur. Il faut toutefois reconnaitre objectivement le marché outre Rhin a déjà senti le vent de la crise mais les constructeurs avaient trouvé la parade en immatriculant des autos neuves et en les mettant sur le marché du véhicule d’occasion comme des VO « Zéro km ». Ces actions vont, par exemple, relever fictivement le marché allemand de près d’un million de véhicules ce qui n’est pas rien. Pour se faire une idée d’évolution globale des ventes du marché européen, voici un graphique.

Et si les marchés trinquent, inévitablement les constructeurs trinquent notamment parce que bon nombre ont surdimensionnés leurs usines depuis quelques décennies, pensant à tort et sans beaucoup de discernement (un peu comme les boursicoteurs) que le marché n’avait qu’une orientation possible, la croissance ! Mais la réalité est  bien différente car entre mondialisation, accroissement de l’offre et de la concurrence, baisse sensible du pouvoir d’achat des clients potentiels les affaires sont devenues difficiles, moins rentables et moins nombreuses. A ce petit jeu certains ont gagné, d’autres ont perdu et même plus qu’ils ne le pensaient au point de fragiliser leur positions sur nos marchés d’Europe. Pour découvrir l’évolutions des parts de marché de quelques groupes automobiles importants, c’est par là.

Via ACEA, JATO Dynamic