Dans le cadre de son ambitieux plan consistant à lancer 25 nouvelles voitures ou déclinaisons, McLaren nous présente la numéro 3 : la 600LT Spider. Cinquième voiture à porter le désormais prestigieux patronyme, elle ne viendra pas révolutionner le genre mais promet des sensations uniques.

La recette de la 675LT est reprise trait pour trait : il sera difficile de différencier une 600LT coupé d’une 600LT Spider lorsque le toit rigide sera fermé. J’en viens même à me demander pourquoi seule cette version n’est pas produite. Elle ne pèse que 50 kg de plus que la version à toit fixe. C’est certes significatif lorsque l’on veut aller chercher le dernier dixième sur circuit mais je parie que le commun des mortels et des acquéreurs ne sentira rien. La structure de la McLaren est tellement rigide que la marque indique n’avoir ajouté aucun renfort. Cela permet à la voiture d’afficher 1297 kg à vide, 80 kg de moins que la concurrence (991 GT3 RS en fin de vie, Ferrari 488 Pista Aperta, Lamborghini Huracan Performante Spider). Pour les voyageurs peut-être puisque le toit replié réduit de 52 litres la capacité de chargement ?

Les performances annoncées restent très proches de celles du coupé et à même de défier à peu près tout ce qui roule : 2.9 secondes pour atteindre 100 km/h, 8.4 secondes pour toucher les 200 km/h et 324 km/h en pointe. Le V8 biturbo de 3,8 litres développe toujours 600 chevaux et 620Nm de couple. Avec 99,7 kg de moins que la 570S spider (si le pack MSO ClubSport à 18000£ est coché), la voiture a pour vocation d’offrir la sensation d’une version cup, collée à la route ou à la piste grâce à ses P-Zero Trofeo R. Bien évidemment, l’ablation du toit permettra de profiter au maximum des envolées du V8, dans la limite de ce qu’un moteur turbo peut faire. C’est là tout le sel de cette déclinaison.

A l’intérieur, vous serez accueilli par des sièges de McLaren P1 de série : vous êtres presque dans un hypercar à 200 000£ seulement, elle est pas belle la vie ? Le reste est à l’avenant : l’habitacle McLaren est plus proche du style suédois minimaliste que du baroque Bentley pour les versions sages, ne vous attendez donc pas à trouver du superflu dans cette version allégée : Sièges, volant, tableau de bord, point. C’est sobre et élégant.

Pour conclure, si vous aimez les voitures dédiées aux sorties circuit, pensez à faire un tour chez votre représentant McLaren, il a en stock une offre intéressante. La production sera limitée mais sans annonce de chiffre formel, suivant ainsi la tendance actuelle (cf. Porsche) qui vise à limiter la spéculation de court terme sur les bons de commande. Ce sont les capacités de production qui décideront, permettant ainsi à la marque de délivrer suffisamment de voitures pour casser ce marché secondaire loin de toute passion en laissant à sa seule discrétion le volume final. Un dernier bon point pour ce bon élève britannique.

Crédit photos et vidéo : McLaren