Chic, branchée, personnalisable, bourgeoise…et bientôt, pratique ! Si « pratique » n’est pas le premier mot qui nous vient à l’esprit lorsque l’on parle d’une Mini, la firme anglaise compte bien faire taire les sceptiques en greffant deux battants supplémentaires, trois places à l’arrière, et surtout, 16 centimètres en plus à la Mini 3 portes. Mais alors, est-elle toujours Mini, la Mini ? Voici la Mini 5 portes. Présentation d’une voiture, qui a dorénavant tout d’une grande !

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En novembre dernier, la nouvelle génération de Mini 3 portes s’affichait sous le strass et les paillettes des salons de Los Angeles et Tokyo. Un nouvel opus qui était très attendu tant le foisonnement des déclinaisons (Clubman, Contryman, Paceman, Coupé…) nous faisait presque oublier le classique modèle à 3 portes. Et pourtant, la marque anglaise, sous le giron du constructeur BMW, continue à agrandir la gamme, et à combler les trous : soit sept mois après la présentation de la Mini « F56 », c’est aujourd’hui une inédite déclinaison à 5 portes, codée F55, qui voit le jour.

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Au premier coup d’œil, cette « F55 » est on ne peut plus proche esthétiquement de la classique 3 portes, contrairement aux Contryman, Paceman voire Clubman qui avancent des éléments stylistiques différents. Pourtant, comme en atteste la photo montrant les deux modèles de profil, la 5 portes grandit, c’est indéniable : de 3 mètres 72, la Mini passe à 3 mètres 98, soit seize centimètres de gagnés, qui profitent essentiellement à l’empattement (+ 7 centimètres, donnant une longueur totale de 2 mètres 57). Comptez même 4 mètres 01 pour les versions S et SD, aux boucliers plus proéminents !
Au jeu des proportions, la Mini 5 portes fait ainsi jeu égal avec une Volkswagen Polo (3 mètres 98), et dépasse même de trois petits centimètres sa rivale toute désignée, l’Audi A1 Sportback.

Une crise de croissance qui se retrouve à l’intérieur : les passagers arrière auront ainsi davantage de place que dans la 3 portes ; la variante à 5 ouvrants leur offrant ainsi 7,2 centimètres de plus pour étaler leurs jambes. Passagers arrière qui, par ailleurs, pourront être au nombre de trois, cette nouvelle déclinaison proposant en effet de série une banquette 3 places. Et qui dit plus de personnes dit plus de bagages : à cela, la variante 5 portes de la Mini avance un volume de coffre en nette hausse par rapport à sa matrice, ce dernier atteignant 278 dm3, soit 67 de plus que la Mini F56. Banquette arrière rabattue, le volume peut même afficher 941 dm3.

Si ses mensurations sont en hausse, la Mini 5 portes gardera cependant la gamme moteurs de la déclinaison 3 portes, à l’exception, du moins dans un premier temps, des versions One de 95 ch (diesel) et 102 ch (essence). L’entrée de gamme débutera ainsi avec la Cooper D, arguant un bloc 1.4 diesel 3 cylindres de 116 ch (moteur turbo à géométrie variable, et injection directe), 99g de CO2/km, une vitesse maximale de 203 km/h, et enfin, une consommation mixte de 3,8 l/100 km.
La gamme diesel sera chapeautée par la nouvelle version Cooper SD, dont la 5 portes a la primeur : le 3 cylindres laisse place ici à un moteur 4 cylindres turbo affichant la bagatelle de 170 ch, un couple de 360 Nm, un 0 à 100 km/h atteint en 7,4 secondes, une vitesse maxi de 225 km/h, des rejets de CO2 s’évaluant à 109 g/km et une consommation mixte de 4,2 l/100 km (donnée constructeur).

S’agissant des moteurs essences, ils seront eux aussi au nombre de deux : le 3 cylindres Turbo de 136 ch assurera ainsi l’entrée de gamme. Sa consommation mixte s’élèvera(it) à 4,8 l/100 km selon Mini, et les rejets de CO2, à 111 g/km.
En haut de l’affiche, nous retrouvons la Cooper S et son 4 cylindres Turbo de 192 ch, avançant un 0 à 100 km/h abattu en 6,9 secondes, et une vitesse maxi de 232 km/h.
Toutes ces motorisations sont accouplées de série à une boîte manuelle à 6 rapports. En option, une boîte automatique à 6 rapports avec palettes au volant sera proposée.

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Commercialisée à l’automne prochain, la Mini 5 portes devrait intéresser tous ceux qui aiment le design de la Mini classique, ses nombreuses possibilités de personnalisation ou encore sa grande palette de coloris extérieurs, mais qui pestent contre son manque d’aspects pratiques… c’est-à-dire, pas mal de monde ! Ou tout du moins, ceux qui peuvent y mettre le prix : la Mini Cooper F56 est déjà affichée au tarif de 19950€ hors option, et ses compères Cooper D et Cooper S s’échangent contre respectivement 21600 et 24750€. Il n’est pas déraisonnable d’imaginer un surcoût s’élevant au minimum à 500€ pour la F55. Et la Cooper SD (pas encore disponible sur la déclinaison 3 portes), devrait avoisiner les 26.000€.
La preuve une fois de plus, s’il fallait encore le démontrer, que la Mini a bien tout d’une grande !

Sources : Mini, Carscoops, BMWBLOG.
Crédits photos : Mini.