Alors que l’actualité politique est à la réduction du nombre de régions, l’heure est plutôt à l’expansion chez BMW qui, après avoir présenté voici quelques semaines le X4,  s’apprête à renouveler le précurseur du genre, le X6. Indiscrétions autour de la nouvelle génération du colosse allemand, qui prône une évolution en douceur.

X6

Six ans. C’est en effet depuis 2008 que le X6, premier SUV à mélanger des gênes de 4×4, de coupé et de berline, est présent dans la gamme BMW. Véritable ORNI (objet roulant non identifié) à sa sortie, le modèle munichois a su attirer les clients mais également les concurrents : Range Rover y est ainsi allé de sa patte avec les Evoque et Range Sport qui affichent sans complexe un tempérament relativement sportif. L’année prochaine, c’est Mercedes qui donnera la réplique à BMW avec son MLC qui s’apprête à utiliser la même recette que son rival.
Cette déferlante va sonner le glas de l’actuelle génération de X6, qui passera le relais, dès la fin de l’année, à un nouvel et deuxième opus dont les premiers clichés pullulent sur le net, à quelques heures de sa présentation officielle.

X62

Premier constat : le X6 II paraît très proche esthétiquement de son prédécesseur. Et pour cause, la mutation reste la même : il s’agit toujours de rabaisser un BMW X5, et de le doter d’un pavillon de toit fuyant, pour donner au colosse des airs de coupé (ou au moins, de berline !). Le nouvel X6 récupère donc le faciès du nouveau X5 (déjà similaire à celui de l’ancienne mouture) à quelques détails du bouclier près, et un arrière qui n’en demeure pas moins relativement proche, à l’exception des nouveaux feux, plus effilés.
L’intérieur affiche également son lien de parenté avec le X5, puisque la planche de bord dans son intégralité est inchangée par rapport à la matrice. Seule la garde au toit, notamment à l’arrière, différera du X5, pavillon fuyant oblige.

Sur le plan technique, si aucune information officielle n’a été divulguée pour le moment, le nouveau X6, nom de code F16, devrait reprendre sans surprise les motorisations les plus grosses du X5, à savoir :

xDrive 30d : L6 3.0 L TwinPower Turbo avec Turbo à géométrie variable, 258 ch à 4000 trs/min, 560 Nm entre 1500 et 3000 trs, BVA8, Vmax 230 km/h, 0 à 100 km/h en 6.9 secondes, consommation mixte : 6.2 L/ 100km, émissions de CO2 : 162 g/km

xDrive M50d : L6 3.0 L TwinPower Turbo Triturbo, 381 ch de 4000 à 4400 trs/min, 740 Nm entre 2000 et 3000 trs, BVA8, Vmax : 250 km/h, 0 à 100 km/h en 5.3 secondes, consommation mixte : 6.7 L/100 km, émissions de CO2 : 177 g de CO2/km

xDrive 50i : V8 4.4 L TwinPower Turbo Biturbo, 450 ch à 5500 trs/min, 650 Nm entre 2000 et 4500 trs, BVA8, Vmax : 250 km/h, 0 à 100 km/h en 5.0 secondes, consommation mixte : 10.4 L/100 km, émissions de CO2 : 242 g/km

Ci-dessus, le BMW X5 et l’actuelle génération de X6.

Toutes ces motorisations seront à accoupler avec une boîte automatique à huit rapports, et à la transmission intégrale xDrive, même s’il est probable qu’une transmission à deux roues motrices sDrive, plus économe et moins chère, fasse son entrée.
Commercialisé à la fin de l’année (à un tarif supérieur à celui du X5 – comptez environ 3000€ de plus, par rapport à un X5 à finition équivalente), soit quelques mois après son petit frère X4, le X6 F16 sera officiellement révélé au public à l’occasion du salon de Moscou à la fin du mois d’août.

Source : Germancarforum.com