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Cette appellation doit vous parler puisque nous vous avions annoncé l’arrivée prochaine de ce modèle il y a quelques semaines déjà. Vingt ans après l’apparition de la première génération de Boxster, Porsche rompt définitivement (?) avec le flat-6 sur cette gamme et opte pour un flat-4 n’échappant pas comme le reste de la gamme à la mode du turbo.

Depuis la fin de production de la VW-Porsche 914, les 718 Boxster et Cayman sont les premiers modèles à opter pour un flat-4. Retour aux sources ? C’est ce que l’on veut nous faire croire…

Raison économique ou écologique ? Un peu des deux à vrai dire, l’une n’étant pas si éloignée de l’autre… Malgré la perte de deux cylindres, les performances restent de premier ordre avec notamment 35 ch de plus que la génération précédente pour la « simple » Boxster d’entrée de gamme, pour une puissance totale de 300 ch. La version « S » quant à elle bénéficie d’un gain de 50 ch, faisant toujours appel à un turbocompresseur à géométrie variable. Abrégée VGT (Variable Geometry Turbo), cette technologie est propose en exclusivité par la marque de Zuffenhausen.

Le 0 à 100 km/h est abattu en 4.7 secondes et 4.2 secondes pour la Boxster S. Les vitesses de pointe culminent respectivement à 275 km/h et 285 km/h. On se rapproche doucement mais sûrement de la barre fatidique des 300 km/h. 300 km/h en Boxster avec un 4 cylindres, cela paraît pour le moment totalement invraisemblable mais d’ici quelques années ce sera sûrement une réalité. Malgré tout, Porsche annonce une consommation en recul de 13%.

De profil, la ligne reste quasiment la même que la génération 981. En revanche, les faces avant et arrière évoluent bien plus que je l’imaginais. Le bouclier avant est plus plus agressif, mieux sculpté. Il bénéficie de lamelles de buses d’aération peintes couleur carrosserie comme sa grande soeur la 911.

Les optiques avant, bien plus effilées que celles de la 987 reviennent à un dessin plus proche de celui du Boxster 986, intégrant les 4 LEDs formant un carré permettant de reconnaître de loin la signature visuelle Porsche. La poupe a selon moi bien plus souffert du changement. Le spoiler intègre le feu stop intégralement noir sur lequel sont apposées les lettres PORSCHE, encadré par des optiques au dessin fade, noires elles aussi.

On perd en fluidité et sobriété ce que l’on gagne en agressivité, on croirait qu’un préparateur de mauvais gout s’est déjà occupé de retoucher l’arrière. A mon humble avis, Porsche devrait laisser le choix entre des classiques optiques rouges, ou en option, noires. Comme feu la 991 Mk1 et ses superbes feux arrières translucides.

Tout ceci a bien sûr un prix, et malgré l’abandon du flat-6, ne vous attendez pas à une baisse conséquente.

Le Boxster s’échange en entrée de gamme contre un chèque de plus de 53 000 €, tandis que la version S demandera un effort supplémentaire de 13 000 €, et ce ne sont que les chiffres pour l’Allemagne…

Une VW-Porsche aux alentours de 35-40 000 €, tout espoir envolé ?

Crédit photo : Porsche