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En parallèle des essais de la Série 2 cabriolet, nous avons également pu découvrir en chair et en os le restylage de la Série 1. Au programme : beaucoup de cosmétique…mais aussi pas mal de nouveautés sous le capot.

 

Souvenez-vous : nous sommes en 2011 et BMW présente la deuxième version de sa compacte, la Série 1. Force est de constater que…tout le monde n’a pas été emballé, moi y compris. Il faut dire que les phares à cernes et les feux de Polo n’inspiraient pas masse de charisme. Mais, 4 ans plus tard, badaboum : la petite passe par le case restylage. BMW ne le cache pas : c’est le plus lourd jamais créé pour une auto de la marque. Et c’est salvateur : à l’avant, les optiques s’affinent, passent au full LED –en option-, les prises d’air sont revues, la calandre devient plus sophistiquée… L’ensemble rend bien mieux et dégage un chic et un charisme très plaisants.

A l’arrière, les modifications sont ici aussi bien visibles, puisque les feux se voient greffés d’un retour sur la malle, histoire de rallier la Série 1 aux autres modèles de la gamme. Les pots d’échappement passent du simple au double sur la 120d et grossissent pour les autres moteurs. Le seul défaut à mon goût revient à la disposition des sigles sur la malle, qui semblent être posés un peu au hasard et qui ne fait pas très soigné… Mais bon, rien ne vous interdit de les retirer à la commande. Là encore, ce gros repoudrage permet d’effacer toutes les maladresses de la génération précédente et permet à la Série 1 d’affronter sa seconde partie de carrière en toute sérénité.

A l’intérieur, c’est beaucoup plus léger. Outre quelques nouvelles selleries, on note un fin liseré de chrome entourant les platines de commande sur la console centrale et les aérateurs. On peut aussi découvrir avec un plaisir non feint que le noir laqué fait son apparition, youpiiiiiiiii. Heureusement, il n’est là que par légères touches et évitera à mon pauvre cerveau d’imploser à la vue des petites traces de doigts inévitablement laissées sur ce matériau. Et c’est à peu près tout.

Les vraies nouveautés dans l’habitacle sont à rechercher dans les équipements. La Série 1 offre dorénavant de série la climatisation automatique, le système iDrive comprenant la radio Professional et un écran de 6,5’’. Si vous craquez pour le système de navigation Professional et son grand écran de 8’’, la connectivité s’améliore avec l’arrivée de la 4G et une mise à jour automatique et gratuite des cartes du GPS. Toujours à propos du GPS, notons l’arrivée d’un équipement qu’une Rolls ne renierait pas. A condition d’avoir la BVA et d’avoir entré une destination dans le GPS, la boîte de vitesse devient proactive : à l’approche d’un virage serré ou d’une forte montée, elle changera d’elle-même les rapports avant d’entrer dans la difficulté. J’adore.

Pour le reste de l’habitacle, on reste sur les mêmes bases qu’auparavant, avec une habitabilité arrière franchement pas dans les meilleures et un coffre juste correct. La finition et la qualité perçue est très correcte sur le haut de la planche de bord, mais quelques matériaux sur la partie basse peuvent être un peu plus décevants.

Le deuxième secteur fortement retravaillé se trouve sous le capot : en passant à la norme Euro 6, tous les moteurs en profitent pour baisser leurs consommations et/ou augmenter leurs puissances. Par exemple, la 118d gagne 7ch (pour arriver ainsi à 150), tout en perdant 11g de CO2/km, à seulement 99g. Vous vous souvenez, il y a quelques années, où c’était la bamboula générale quand un asmathique diesel de 70ch passait sous la barre des 100g ? Ils sont forts quand même ces motoristes. Dans ce registre-là, la grande championne s’appelle la 116d ED et son trois cylindres de 116ch ne rejetant que 89g de CO2/km. Eh oui, les trois pattes font leur apparition sous le capot de la baby béhème avec le diesel vu ci-dessus, mais aussi un essence de 109ch, dénommé 116i. Et, de l’autre côté de la gamme, trône la fameuse M135i et son six-cylindres de 326ch (pour vous donner une première idée, l’essai de la M235i cabrio dotée du même moteur est à retrouver ici). Avec une telle offre, vous ne pourrez pas dire qu’aucun moteur ne vous convient.

La version que j’ai pu prendre en main est elle aussi une nouveauté : il s’agit de la 120d xDrive BVA8. Alors, oui, il existait déjà une 120d xDrive avant le restylage, mais qui n’était dispo qu’en boîte manuelle. Suite à une forte demande des clients, BMW a donc implanté sa BVA8 dans cette configuration. Et ça donne quoi ?

Bon, ce qu’il faut savoir, c’est que c’est vraiment une prise en main, dans le sens où je n’ai pas dû la conduire sur plus de 20 km. Dans ces conditions, difficile de tirer un portrait définitif d’une auto : j’espère pouvoir vous proposer un essai plus fourni prochainement. Mais, de ce que j’ai pu en tirer, c’est presque du tout bon. J’avais conduit la veille la Série 2 cab équipée du même moteur, et on se rend compte que 200kg, ça compte : la Série 1 m’a semblé infiniment plus dynamique et agile que sa déclinaison décapsulée. La compacte passe d’un virage à l’autre sans broncher, sans prendre de roulis, bien aidée par une direction ultra précise. Le système de 4 roues motrices est parfaitement transparent et je serais bien incapable de vous dire s’il a été utile durant ma courte balade.

Pour autant, quand le rythme se calme, on est frappés par la quiétude qui règne à bord. Mode EcoPro enclenché, la voiture devient toute douce, un régal pour se laisser glisser. Il faudra juste réserver ce mode sur des terrains plats : dès que la route commence à monter un peu, j’ai été agacé par le temps de latence du moteur. Défaut qui disparaît dès que le mode Confort ou Sport est sélectionné. Ah, et, comme d’hab, la BVA est un régal. Mais est-ce que ça vaut encore la peine d’en parler ?

Côté tarifs, si ceux de la finition de base restent inchangés, les autres subissent une augmentation comprise entre 500 et 1 850 €, principalement dus aux nouveaux équipements. On note aussi une nouvelle finition, UrbanChic (visible sur les photos), regroupant à la fois les anciennes Lounge Plus et UrbanLife. La gamme prend donc place entre la 114i à 23 700 € et la M135i xDrive à 50 400 €. La nôtre, une 120d xDrive BVA8 UrbanChic, ne s’affichait pas à moins de 41 150 €…sans options. C’est coquet. Mais bon, on se rend rapidement compte qu’on est sur les mêmes bases que ses deux grandes rivales : la Mercedes-Benz Classe A et l’Audi A3.

En conclusion, une carrosserie enfin esthétique, une connectivité revue, des moteurs plus puissants et plus sobres que jamais, un comportement plaisant… En tout cas, c’est la polyvalence de cette proposition qui m’a le plus emballé. De ce que j’ai pu voir, difficile donc de trouver beaucoup de défauts à cette Série 1. Vivement un essai plus poussé !

IMG_2079-26Merci à BMW pour l’invitation !

Crédits photos : Jean-Baptiste Passieux, BMW.

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